Vivre ensemble : un Message d’espoir pour nos enfants ?

Quand on parle de vivre ensemble, moi je suis tout à fait d’accord. Mais quand on est plus petit, le vivre ensemble, ça veut dire quoi ? Le vivre ensemble, serait-ce un message d’espoir pour nos enfants ?

Vous y avez peut être pas prêté attention. Mais vous avez surement entendu ce slogan quelque part, lu dans un arrêt de bus, placardé ici ou là. Le « vivre ensemble » fait l’objet de conférences, on en parle dans les journaux, dans les entreprises et dans les établissements scolaires. C’est dire qu’on peut difficilement y échapper !

Très tendance en ce moment, la notion de « vivre ensemble » est en plus d’être un sujet qui alimente l’actualité, une vraie problématique sociétale. Mais comment se fait-il qu’on en soit arrivé là ? Ça sous entendrait qu’on est incapable de faire preuve de civisme et de respect entre nous et qu’il faudrait apprendre à apprendre à vivre ensemble ??? Pas étonnant quand on nous rabâche trop souvent ce qui nous divise : nos origines, nos cultures, nos religions, même si la différence touche à d’autres caractéristiques humaines.

Le vivre ensemble c’est quoi exactement ?

Voyons ce que ces deux mots réunis veulent vraiment dire. La première définition que donnent les moteurs de recherches sur cette notion de vivre ensemble est la suivante : Concept qui exprime les liens pacifiques, de bonnes ententes qu’entretiennent des personnes, des peuples ou des ethnies avec d’autres, dans leur environnement de vie ou leur territoire. A titre d’exemple, la fête des voisins entre dans cette dynamique du vivre ensemble.

Concrètement, on est arrivé à un point où il faut prendre les gens par la main pour leur dire comment se comporter avec leurs voisins, leurs collègues, leurs camarades de classe pour les plus jeunes et presque avec leurs familles, voir même l’espace public.

La faute à qui à quoi ?

A cette société qui a longtemps plébiscité l’individualisme, cette soi-disant liberté du « peut importe ce que l’autre pense, moi je fais ce que je veux ». Ce « je m’en foutisme » des règles de vie qui relèvent du bon sens, conduit aujourd’hui l’individu à un manque de respect de lui-même, des autres et de la société tout entière et de surcroit à cette notion de vivre ensemble.

Vivre ensemble : Cas d’école

Pour exemple, je vais partir du groupe scolaire dans lequel sont scolarisés mes enfants. En cours d’année, il a justement était question de cela. Les élèves de primaires et de collège étaient les plus concernés par cette sensibilisation. Durant une semaine l’équipe « Psychomédie » composée d’une psychologue et d’un comédien, sont intervenue pour sensibiliser les élèves sur les dangers d’internet, mais aussi sur cette notion de « vivre ensemble ». À la fin de leur différentes interventions, les élèves se sont vu remettre un certificat (ci-dessous) avec leur accord, sur leur engagement à respecter ce « vivre ensemble » à l’école.

Dans la réalité et pour beaucoup d’élèves, la notion de vivre ensemble est un concept abstrait. En raison d’un manque d’initiation tout au long de leur développement. Parce qu’au sein même de certaines familles, on ne retrouve pas les valeurs qui traitent du vivre ensemble.

Pour en revenir à notre cas d’école, voilà où on est rendu. Soyons réaliste,  ce n’est pas ce pseudo certificat qui changera la réalité des choses. Nos enfants sont quelque part le reflet de ce que nous sommes. Si nous même sommes des personnes altruistes, qui faisons preuve d’empathie et qui respectons les règles de la vie en société. Nos enfants suivront indirectement et inconsciemment nos convictions. En revanche si nous, parents, sommes loin du compte. Ce n’est plus du côté des enfants qu’il faut se tourner, mais bien du côté des parents. Faire une réelle introspection de soi est plus que nécessaire pour permettre d’opérer des changements dans le bon sens.

Dans la cour de récréation

Hier, le hasard a voulu que ma fille (Mademoiselle H.) me raconte un fait qu’elle avait vécu dans la matinée. La scène se passe dans la cour de récréation. Visiblement deux de ses camarades Lou* et Iris* s’étaient mise à critiquer une autre camarade selon quoi « Delphine* fait sa grande et sa belle auprès des cm2 » Manque de bol, cette information s’était colporté jusqu’aux oreilles de la première concernée. On sait comment ça se passe après…mésentente et chacune boudent de son côté. Ma fille Machallah (que Dieu la préserve ainsi) n’aime pas les conflits en tous genres. Bien que cette histoire ne la concernait pas, elle est allé voir Lou* pour l’informer, que ce qu’elle venait de faire (critiquer) n’était pas très gentil. Lou* en s’emportant a fait comprendre à ma fille qu’elle s’était excusée mais que Delphine* refusait ses excuses. Pour bien faire, ma fille s’en est allée voir Delphine pour la convaincre d’accepter les excuses de Lou*. Mademoiselle H. arrive à convaincre facilement celui qui l’écoute (son instit me l’a fait savoir aussi.. ). Fin de l’histoire : Delphine* a fini par accepter les excuses de Lou*. (*: prénoms modifiés)

Voilà un bon exemple de vivre ensemble. Veiller à maintenir un bon relationnel est indispensable pour justement « vivre ensemble et cela malgré que l’on soit tous différents au-delà même des vraies différences culturelles, religieuses et sociales. Vivre ensemble à l’école c’est notamment:

  • permettre de solutionner les problèmes des autres,
  • apprendre à savoir pardonner,
  • parler calmement même en cas d’opposition, être pacifiste,
  • passer au dessus des méchancetés des uns et des autres,
  • garder les règles de bienséances avec tout le monde, malgré le manque d’affinité,
  • conserver un minimum de courtoisie pour éviter de causer des torts.
  • Ne pas s’isoler

Les parasites du « Vivre ensemble »

Nous vivons dans un monde de méfiance construit de toute part par l’homme sous prétexte :

  • que la personne qui nous est étrangère fait peur.
  • que les idées reçues sur telles ou telles religions terrorisent
  • d’une société égoïste et individualiste.
  • d’une liberté affirmée et revendiqué dont le revers final est : la solitude, la méfiance et le cloisonnement, que d’autres appellent communautarisme.

Après avoir nourrit ces illusions à une société toute entière. On finit par admettre que l’individu fait fausse route et que la vie en société n’est finalement pas cela. Vivre en société c’est établir des interactions entre les Hommes avec un grand « H ». Des interactions entre générations : des plus jeunes aux plus âgés. Des interactions entre les plus pauvres et les plus aisés.

Un message d’espoir, longtemps révélé

Réveillons nos consciences et chassons notre ignorance. Le vivre ensemble s’établit aussi dans un mode de vie. Et à juste titre, nous avons dans l’exemple du Prophète (PBDL) tout ce concept du “vivre ensemble”. Un exemple de rectitude et de conduite à suivre. N’avons-nous pas des paroles qui traitent de ce sujet ?

Exemples du “vivre ensemble” en religion

Les salutations : notre religion nous informe clairement sur l’intérêt de formuler le « Salam » à autrui :Salam’alaykoum / Salam / Bonjour / Hello. On s’adapte à la personne en face de nous. Quoi qu’il en soit, les salutations marquent le début du vivre ensemble. Combien d’entre nous disent bonjour à une personne qui l’on croise dans la rue ? Aujourd’hui, c’est presque une chose en voie de disparition.

Le Voisin : Plusieurs paroles prophétiques montrent l’importance du voisin, comme étant presque un ayant droit. L’islam est un mode de vie intemporel. Entretenir une bonne relation avec son voisinage est une recommandation ancestrale. Il a fallu des centaines d’années pour en prendre réellement conscience, pour preuve la « fête des voisins ».

Le respect : le Prophète (PBDL)a insisté sur cette notion de respect entre les individus au-delà des différences culturelles et religieuses de chacun. L’islam  porte des valeurs de paix et d’entente entre femmes, hommes, enfants à l’échelle mondiale.

La clémence et la générosité : Parmi les qualités d’un musulman, il est important d’être clément et généreux envers les plus faibles et les plus pauvres d’entre nous. Parce que la dureté et l’avarice entraînent la rudesse du cœur dans un esprit étriqué. Tendre la main à son prochain ne diminue en rien sa subsistance ou son temps. Redonner le sourire sur des visages attristés s’est s’enrichir personnellement et spirituellement.

Prendre soin de ses parents : ainsi que de nos aînés avec bonté. La roue tourne : « On ne récolte que ce que l’on a semé ». Il faut savoir regarder plus loin que le bout de son nez. Aimeriez vous qu’une fois plus grands vos enfants vous manque de respect ? Aimeriez vous que vos enfants vous fuient à l’âge de la vieillesse ? Bien sûr que non ! Le faire, c’est briser cette notion de vivre ensemble, de respect et à fortiori la bienfaisance envers nos parents. Par conséquent, prenons conscience que ce travail commence maintenant. Demain se prépare aujourd’hui. Pour bien faire, commençons par établir une bonne relation avec nos propres parents (s’ils sont encore en vie), pour qu’au final, nos enfants en prennent de la graine.

Être clément et doux avec nos tendres et chers enfants : l’enseignement positif ne peut se faire avec dureté et autoritarisme. Il a fallu de longues études pour comprendre que l’autorité n’est plus ce qu’elle était. Ce constat établit par de nombreux psychologues, montre l’importance de revenir à une éducation plus douce et ferme en faisant preuve de justesse. Pourtant, si on regarde de plus près, tous ces nouveaux concepts éducatifs axés sur la bienveillance existent dans les enseignements que nous a légué le Prophètes (PBDL). En outre, associer la douceur à la fermeté c’est permettre de réduire considérablement les conflits d’intérêt entre les individus. A contre partie promouvoir l’entente, la coopération et la contribution en famille et donc en société.

Nul doute, le vivre ensemble s’inscrit pleinement dans notre religion pour les douées d’intelligence et de clairvoyance. À notre époque, il est regrettable de voir que l’on soit obligé de rappeler aux gens ces fondamentaux longtemps révélés.

Vivre ensemble avec nos différences

Toutefois et comme le dit le proverbe : « mieux vaut tard que jamais ». Dans l’idéal, le « vivre ensemble » serait que tous les individus, petits et grands prônent le respect et la tolérance, au-delà de ce qui nous rend différents. Parce qu’être différents, ce n’est pas simplement racial ou religieux. On est tous différents, de part notre identité, mais aussi à travers nos traits de caractère, notre personnalité, nos goûts, nos opinions, nos préférences et nos idéos.

Reconnaître que toutes ces différences sont une richesse pour l’homme, c’est permettre une plus grande ouverture d’esprit.

Assumer ses responsabilité

L’objet de cet article est avant tout de nous sensibiliser sur nos devoirs. Parce que nous avons tous une responsabilité sur ce climat délétère que l’on connait aujourd’hui. Redoublons d’efforts. Aussi, n’oublions pas que la famille est le premier lieu d’apprentissage du bon « vivre ensemble ». Il prend forme et s’inscrit à travers une bonne relation parent-parent ; parent-enfants et enfants-enfants (dans la fratrie).

En résumé, la famille est le reflet de ce qui se passe en société, donnons cette chance à nos enfants de pouvoir renverser la tendance sur les aprioris et chacune et de chacun sur ce qui nous rend différents. Pour mener à bien cette mission, nos enfants ont besoin de leurs parents pour leurs montrer le chemin à suivre. Faisons de nos foyers des havres de paix où l’on transmet des valeurs de respect, de partage, de contribution et d’appartenance au sein même de nos tribus !! Des valeurs qui brillerons, inchallah, demain en société et stopperons court à toute dorme de stigmatisation pour laisser place à un vrai « vivre ensemble » !! A vous de jouer !

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