Un vendredi en confinement

Priez chez vous !

Sur ordre du gouvernement, les lieux  accueillant du publics ont été contraints à fermer leurs portes jusqu’à nouvel ordre, pour cause de coronavirus. Cette décision concerne aussi les lieux de culte : mosquée, synagogues, églises. Nous nous retrouvons donc sans lieu de prière pour des milliers de croyants, toutes religions confondues. Faute de ne pas pouvoir nous déplacer dans une mosquée en ce jour de vendredi. J’ai choisi de revivre avec vous, notre jour de vendredi en confinement.

Vendredi : un jour pas comme les autres

Voilà plusieurs vendredis que l’on passe à la maison car il n’est pas possible de sortir et prier avec d’autres fidèles. Durant les vendredis sans école, sans travail, il est courant de voir les lieux de prière bondés de croyants. Sauf qu’en ces temps particuliers, beaucoup de musulmans dans le monde, comme nous, se retrouvent confinés à faire leur prière du vendredi saint chez eux. Al-hamdoulilah, notre état d’esprit est le même. Néanmoins, nous restons en petit comité pour vivre notre foi, dans la plupart des cas entre parents et enfants. Ce jour est concentré de bénédictions et de vertus. C’est pourquoi, le plus important est de faire vivre le jour du vendredi comme nous l’a recommandé le prophète (PBSL) :

« Le Vendredi est le plus excellent et le plus distingué jour parmi les autres jours de la semaine aux yeux de Dieu, si bien qu’il a plus de mérite que  l’Aid Al-Fitr et l’Aid Al-Adha. »

Un vendredi saint confiné à la maison

Levé du « bon pied », on se doucher dès le réveil pour bien démarrer la journée. En effet, en islam, l’hygiène une condition intrinsèquement liée à la pratique spirituelle. Les enfants ne font pas figures d’exception. Donc, période de confinement ou pas, nos enfants doivent être toujours propres et soignés.

Comme il est coutume depuis notre attachement à résidence, nous prenons le petit déjeuner en famille. Je vais choquer certaines et certains en disant cela, mais profitons de ces moments de partages agréables en famille, car on risque de vite les regretter en période de déconfinement. Au cours de la matinée, nous lisons quelques passages du Coran. La sourate Al-kahf (La Caverne) est particulièrement recommandée en ce jour béni comme l’a dit le Prophète (PBSL) :

« Celui qui a lu la sourate de La Caverne le jour du vendredi sera éclairé de lumière entre les deux vendredis »

Les vendredis, dans la mesure du possible, nous partageons notre repas avec nos voisins. Cependant, confinement oblige et malgré nos bonnes intentions, nous limitons nos relations avec les tiers. À la fois pour nous protéger, protéger nos enfants mais aussi les autres.

Le temps de prière

Précisément, c’est la prière du début de l’après-midi – Dohr, que l’on accomplit en temps normal à la mosquée. Initialement elle se compose de 4 unités de prières. Mais on déroge à la règle, pour n’accomplir que 2 unités en ce jour sacré. La seule condition est d’être présent physiquement dans un lieu de culte. On accomplit le reste des prières, en leur nombre entier, comme à l’accoutumé. Avant cette prière, l’imam prononce un prêche qui est l’essence même du vendredi saint.

Une fois le déjeuner terminé. L’heure est venue pour nous de prier. Étant donné que nous sommes bloqués à la maison, nous accomplissons notre prière dans son entier : soit quatre unités de prières avec les membres présents dans le foyer, en âge de prier. Sans oublier de multiplier les invocations.

Le temps de la méditation

Une fois cette étape validée, nous prenons un temps pour lire et méditer sur des paroles pleines de sagesse. Des paroles qui nous invitent à réfléchir sur la création, améliorer notre comportement, développer des qualités, apprendre à devenir résilients, renforcer l’estime de soi à travers l’amour de Dieu, corriger ses manquements, se rattraper dans ses erreurs, etc. En ce sens, ce temps d’échange est à la fois important pour faire vivre l’esprit du vendredi saint. Mais aussi pour trouver une paix intérieure, indispensable pour affronter le monde extérieur avec sérénité et optimisme. Ainsi que la bonne entente avec les autres, sachant que le respect des autres, passe avant tout par le respect de soi.

Après ce temps de méditation terminé, c’est le cœur plus léger qu’on peut vaquer, petit et grand, à d’autres occupations.

Avancer malgré le confinement

Ainsi se déroule un vendredi saint à la maison, Certes nos lieux de prière sont fermés, mais nos cœurs et notre foi restent ouverts et actifs. Prendre un temps pour échanger ensemble sur la bonne moralité et sur la foi, est un travail qui relève de la thérapie. Nous seulement parce qu’il apprend aux membres de la famille de se retrouver pour un temps de parole ouvert aux questionnements. Un moment privilégié dont il faut profite. Surtout avec le rythme sociétal dans lequel on vit et qui ne permet pas à toutes les familles de se rassembler pour échanger ou se concerter. Pourtant ce temps, bien qu’anodin, renforce les liens familiaux, invite à la concertation et donc à la contribution et à la coopération. La religion est amour, il doit se refléter en chacun de nous pour donner le meilleur de soi-même. Dans le but de chasser la rancœur, l’animosité et les pensées négatives qui nous empêchent d’avancer et d’entretenir de bonnes relations avec les autres.

Ainsi se résume nos vendredis saints en période de confinement.

J’espère qu’il vous aura plus, même dans sa plus grande simplicité.

Vos témoignages sont les bienvenues !!

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