Solution pour en finir avec le pipi !

En finir avec l’énurésie

L’initiation à la propreté de l’enfant est une chose qui nous taraude dès lors où notre enfant approche l’âge des deux ans. Pour certains c’est bien avant, à partir de 15 à 18 mois et à partir de 3 ans pour ceux qui tardent à passer à l’action. Pour ce qui est de mes enfants, j’ai toujours attendu qu’ils aient deux ans pour déclencher le plan propreté. Une quinzaine de jours ont suffit à mes filles pour comprendre le passage aux toilettes. Quand au dernier le chemin fut plus périlleux et plus long. Quand c’est le cas on cherche désespérément une solution pour en finir avec le pipi.

Comprendre les difficultés de passer aux toilettes

Certains parents ne comprennent pas la gêne ou la difficulté que peut ressentir l’enfant au moment de passer aux toilettes. Pourtant dans son esprit c’est une autre dimension, le fait qu’une « substance» étrange sort de son corps est tout juste angoissant. D’où l’importance de s’imaginer et de se mettre à la place de l’enfant pour tenter de le comprendre, afin de faire preuve de plus de patience et d’indulgence, quand il refuse, cris ou hurle.

Propreté : à chacun sa méthode

Dans la propreté, c’est comme pour tout, chacun y va comme ça l’arrange et donc à chacun sa méthode :

  • Proposer verbalement à son enfant d’aller aux toilettes (ça marche pas à tout les coups. Au début c’est rigolo mais au final ce n’est pas très convainquant),
  • Choisir de retirer la couche à certains moments de la journée. On y va à tâtons et doucement,
  • Retirer la couche toute la journée. En proposant ou en emmenant régulièrement son enfant faire ses besoins,
  • Remplacer la couche classique par une couche culotte. Dans la forme c’est bien pensée, mais dans l’esprit de l’enfant je ne sais pas si ça change grand-chose. Une couche, ça reste une couche avec ou sans scratch,
  • Faire porter une couche pendant les sorties pour éviter les accidents,
  • Supprimer la couche de jour comme de nuit (simultanément). Je fais partie de cette catégorie qui a préféré tout retirer.

J’avoue avoir été un peu réticente à l’idée de retirer et remettre par moment des couches à mon enfant. Faire ainsi, c’est lui transmettre un message pas très clair :

« Quand tu ne portes pas de couche, c’est passage au toilette, oblige »

Et

 « Quand tu portes une couche, au pire des cas tu peux te permettre de salir ta couche ». Pas très clair comme raisonnement pour un enfant. A leur stade de développement c’est tout blanc ou tout noir.

Bien sûr, tous les enfants ne réagissent pas de la même manière. Néanmoins, ceux qui redoutent et qui se sentent menacés de passer aux toilettes, se protégerons en faisant leurs besoins dans leurs couches.

Donc plutôt que de semer le trouble dans l’esprit de l’enfant, rendons-lui les choses plus clair.

Les premiers jours

L’initiation à la propreté ressemble à un marathon quotidien. Chaque jour qui commence marque le début d’une journée avec un nombre incalculable de passage aux toilettes : 5, 10, 15, 20 fois ! Sachant que parfois c’est juste des fausses alertes. C’est loin d’être une partie de plaisir ! On comprend pourquoi cette phase dans le développement de l’enfant est tant redoutée par de nombreux parents. Je me revoie courir avec mon fils sous le bras pour éviter la catastropheJ.

Et même quand on croit que c’est acquis…il récidive

Il arrive un moment ou on se dit « Génial ! » on a gagné la bataille. Super notre enfant à enfin compris le processus. Ouf ! Il est enfant propre….Jusqu’au jour où il décide de faire marche arrière.

Pour qui ? Pourquoi ? Quoi de plus décevant et décourageant quand il se remet à faire pipi. Pour certain c’est la récidive en journée et pour d’autre c’est la nuit.

Dans un moment pareil, il faut éviter que la frustration prenne le dessus. Le raisonnement, l’observation et la compréhension doivent être mobilisés pour comprendre l’origine du problème afin de mieux traiter la cause.

Énurésie: exemple de cas

Pour partir d’un cas concret, je vais prendre l’exemple de Monsieur O. Je me suis, entre autre, inspirée des outils de la discipline positive pour traiter cette difficulté.

Quelques jours après avoir cru que la propreté été une chose réglée, c’était la récidive. La nuit était moins problématique que la journée. Quelques accidents ont eu lieu (entre 4 et 5) mais pas autant qu’en journée. Il attendait toujours la dernière seconde pour donner l’alerte, ce qui donné lieu à trop d’accidents. J’ai essayé de comprendre la raison de ce retour en arrière et pourquoi se retenait-il ainsi. Le soir je m’arrangeais pour lui donner moins à boire à partir de 18 heures. Une manière d’anticiper l’énurésie nocturne. Malgré cette situation, il était hors de question pour moi de faire marche arrière et de lui refaire porter des couches à certains moments.

Mon enfant fait pipi : une avalanche de questions

Face à ma problématique, j’ai préférer comprendre plutôt que de choisir la voie de la facilité (remettre des couches). Ma hantise : que mon fils tarde à devenir propre, quand on sait que beaucoup d’enfants font encore pipi au lit jusqu’à 10 ans et plus. Je me suis donc posée un tas de questions, comme :

  • Est-il en demande d’attention ?
  • Y-a-t-il quelque chose qui le dérange et qui se traduit de cette manière ?
  • Est-ce un moyen pour lui de montrer son mécontentement ?

Je dis ça car certains enfants refont pipi au lit quand ils ne veulent plus faire la sieste par exemple. Dans chaque récidive, il y a derrière un message codé, à nous de découvrir lequel.

Malgré les nombreux changes dans la journée et les machines qui se multipliaient, je faisais en sorte de garder mon calme, intervenir avec respect et compréhension. Mes premiers réflexes étaient de le nettoyer et de le changer.

Toujours et encore des questions :

  • Dois-je subir, en continuant à laver les vêtements sales de mon enfant et laisser les choses passer ?
  • Quel langage utiliser ?
  • Quel choix imposer ?
  • Comment faire pour venir à bout de cette situation ?

On a vite fait d’être découragé et impuissant face à une telle situation. Aussi, voyons comment il est possible de faire de son mieux et comment agir clairvoyance.

Raisons

Le côté rassurant, c’est que les histoires de propreté sont quasi toutes identiques. Vous n’êtes donc pas seul ! Comme vous, je suis passée par là et je sais la frustration et le découragement que l’on peut ressentir dans ces moments. D’autant plus frustrant, quand on pensait que cette étape du développement de notre enfant était franchie quelques temps auparavant.

A travers mes recherches, il apparaît que ce genre de situation est fréquent chez les garçons. Les raisons peuvent êtres multiples : les tensions qui peuvent régner dans la famille ; le changement d’environnement ; une frustration quelconque ; la présence d’un petit frère ou d’une petite sœur. Toutes ces influences sont peut-être pour vous sans grand impact. Mais les interprétations qu’en font nos enfants peuvent être diamétralement opposées.

Exemple : le nouveau né

Si un dernier-né a fait sont arrivée dans votre foyer, il n’est pas sans incidence pour votre enfant en phase de propreté. Au contraire, il représente une menace. Le sentiment de perdre votre attention peut le stresser et suffit pour être une raison valable et ainsi déclencher une énurésie.

Les êtres humains, petits ou grands, sont en quête constante d’appartenance et d’importance. Aussi, même si votre dernier-né accapare votre temps, n’en oublier pas vos autres enfants. Ils ont besoin de vous pour combler leur sentiment d’appartenance, plus encore pour que votre enfant en phase de propreté passe le cap définitivement et sereinement.

Sans cela, il continuera à croire que « Maman aime le bébé plus que moi ». Effectivement c’est une fausse interprétation, mais belle et bien réelle à ses yeux. Conséquence, il considérera que sa seule façon d’avoir votre attention sera de se comporter comme un bébé.  Il choisira une solution qu’il jugera efficace : faire pipi pour que maman (ou papa) s’occupe de moi tout comme elle (il) s’occupe du bébé.

En discipline positive ce comportement erroné de l’enfant relève de la croyance derrière le comportement.

Solution dans ce cas :

Bien que cette situation ne soit pas de tout repos, ne tentez pas à tout prix de corriger le comportement de votre enfant. Au contraire, il risque de se braquer et de nourrir davantage sa rancœur. Je vous recommande un outil efficace : « la connexion avant la correction ». Premier réflexe, intervenir dans le but d’aider et rassurer son enfant sur son sentiment d’appartenance et d’importance avant même de vouloir corriger le problème. Se connecter reviendrait à : écouter son enfant, l’aider à exprimer ce qu’il ressent, valider ses émotions, le câliner malgré tout et le rassurer en partageant un temps ensemble. Je me souviens que durant cette période frustrante pour mon enfant, il appréciait le réconfort et la compassion que je pouvais lui apporter. Vous l’avez compris, la punition ne trouve pas sa place ici. La correction suppose de corriger le comportement en impliquant l’enfant dans une recherche de solution (adaptée à son âge).

De la même manière, cela me rappelle cette sagesse prophétique Rapportée par Al-Boukhari :

Un jour, alors que le prophète était assis avec ses compagnons dans la mosquée, un bédouin rentra et se mit à uriner quelque part, au sein même de cette mosquée; certains fidèles se précipitèrent alors sur lui pour l’en empêcher, mais le Prophète (PBSL) s’écria:

« Laissez-le faire, ne l’interrompez pas, versez ensuite de l’eau sur cette urine. Vous n’avez d’autre mission que de rendre toute chose facile et non de rendre les choses pénibles ».

Pour mieux faire, établissez une liste de choses à essayer, en éliminant celles qui ne fonctionne pas. Ce peut être :

Protégez

Protéger le matelas avec une alèse imperméable.

Contrôlez la consommation des liquides

Réduire considérablement de quoi boire après 18 heures (pour l’énurésie nocturne).

Faire un passage à la toilette avant d’aller au lit.

Multipliez les rappels

Conduisez très souvent votre enfant aux toilettes (n’attendez pas l’accident)

L’inviter régulièrement à vous signaler toute envie de faire pipi

Réveillez la conscience humaine de votre enfant

Arrêtez les couches pour permettre à votre enfant de prendre conscience de ce qui se passe et surtout pour qu’il transmette le message au cerveau. Prendre conscience c’est faire la moitié du travail.

Posez des questions de curiosité

« Est-ce que tu te sens bien tout mouillé ? » ; « Préfères-tu une lit mouillé ou bien un lit propre et sec ? ». Même si votre enfant à du mal à exprimer ce qu’il ressent, il saura vous dire ce qu’il préfère. Profitez-en pour lui demander de l’aide pour changer ses draps et les conduire au bac à linge sale. Il comprendra qu’avoir un lit sec est plus agréable et pourra l’encourager à s’impliquer davantage pour résoudre le problème.

Vérifiez  son transit

Assurez-vous qu’il va régulièrement à la selle. Au delà de 3 jours, traitez la constipation car elle peut influencer la perception de votre enfant à vouloir faire pipi.

D’ailleurs, c’était l’origine du problème de mon enfant. Après avoir pris le temps de l’observer et de comprendre la raison qui l’avait poussé à refaire pipi. J’ai fini par découvrir que sa constipation en était la cause. Le pauvre petit père se retenait tellement, qu’il finissait par retenir aussi son pipi. À force de se retenir, il finissait par se lâcher, soit pendant le jeu, pendant un moment d’inattention ou tout simplement parce qu‘il ne pouvait plus se retenir.

Évidement cette situation l’agacé tout autant. Il n’aimait pas avoir sur lui des vêtements sales et réclamait d’être changé. Je voyais bien qu’il voulait apporter une solution, mais la douleur de la constipation le tétanisé et le laissait impuissant.

Solution : j’ai corrigé son alimentation, en plus de lui donner régulièrement à boire en journée, le tout en le rassurant et en validant ses sentiments quand la constipation, bien que douloureuse, devenait un passage obligé.  L’autre chose que j’ai faite pour le responsabiliser, après l’avoir lavé ou essuyé, c’était de le laisser s’habiller tout seul. Il n’y a pas de raison que ce soit toujours le parent qui subisse les dégâts.

Certes, des médicaments existent, mais rétablir le transit naturellement c’est ce qu’il y a de mieux. Hamdoulilah, avec le temps et la patience, il a retrouvé un transit normal et s’est débarrassé de sa constipation. Il a reprit le chemin de la propreté et la bonne nouvelle c’est que depuis qu’il à soufflé ses 3 bougies, il va seul au toilette. C’est pas génial, ça !!!

Par conséquent, vous aussi, il ne vous reste plus qu’à découvrir ce qui pousse votre enfant à faire pipi.

Impliquez l’enfant

La meilleure façon de venir à bout d’une difficulté est d’impliquer le premier concerné. Notamment, il a besoin d’entendre « Je comprends que ce n’est pas facile pour toi, mais penses-tu qu’avoir des vêtements tout sales ce soit agréable pour toi et pour les autres ? »

Bien sûr que c’est une chose qui l’insupporte. C’est pourquoi, plus il l’entendra, plus il comprendra qu’il devra agir pour ne plus se retrouver dans un tel état.

Conséquence naturelle

Je me mouille, je reste une dizaine de minutes dans mon pantalon mouillé. Toujours pour sensibiliser son enfant sur l’aspect désagréable d’un pantalon mouillé ou sale. Il ne s’agit en aucun cas de l’humilier ou de lui faire payer son acte. Autrement dit ne pas s’empresser de le changer au plus vite. Ce qui est arrivé est arrivé, il n’y a aucun mal à le laisser quelques minutes pour mesurer son mauvais réflexe. Encore une fois, il ne s’agit pas d’une punition mais la conséquence naturelle d’avoir fait pipi dans son pantalon.

Testez et examinez les solutions au bout d’une semaine. Gardez celles qui s’adaptent à votre enfant. Il n’y a pas une solution universelle à tous les enfants. L’objectif premier est de comprendre et de rentre dans le monde de son enfant pour apporter une solution adaptée à travers laquelle votre enfant se sentira encourager à résoudre le problème par lui-même. L’autre intérêt est de vous éviter des luttes de pouvoirs et une grande frustration au cours de cette étape délicate du développement de votre enfant.

Je vous souhaite de passer ce cap avec le moins de turbulences possible et que ce sera vite de l’histoire ancienne.

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