Quand votre enfant se fait insulter par d’autres enfants (Partie 2)

Quelle réaction avoir quand votre enfant se fait insulter ?

Dans la première partie, nous avons parlé d’une histoire vécue. Le plus surprenant dans cette anecdote, c’est la manière dont mon enfant a réagi. J’ai été une mère admirative devant le comportement aussi mature d’une petite fille de 7 ans, au moment des faits. Elle a su ne pas répondre à des insultes blessantes et répétitives. Elle m’a raconté que malgré les propos dégradants qu’elle a reçu, elle a continué à jouer avec ses autres copines dans la cour de récréation.
A cet instant, je me suis rendu compte de l’incroyable capacité qu’ont les enfants à enregistrer tous les éléments qu’on leur communique. Si ma fille a su faire face à cette situation, c’est probablement parce qu’elle a appliquez les enseignements que je lui répète souvent.

Entre autre : que l’on ne doit pas répondre à la violence par la violence. Même si une autre personne nous offense, il vaut mieux rester indifférent et neutre au moment du mal (bien sûr dans la limite du mal commis).

Moralité : laisser l’agresseur, dans le silence de son agression, c’est en partie le faire culpabiliser et lui faire prendre conscience que son acte violent et gratuit ne lui apporte aucune gloire.

“La meilleure réponse à une insulte est le silence ; la violence ne ferait qu’accroitre l’animosité du provocateur”

Adrien Verschaere

A la suite, une fois que votre enfant a fini de parler ou bien de pleurer, suivant l’attitude qu’il adopte. Ne vous attendez pas que ce soit lui qui dise quoique ce soit et à qui que ce soit. A la suite, on peut lui proposer l’idée s’il veut faire quelque chose pour faire cesser ces méchancetés.

Exemple

Si votre enfant se voit retirer son objet préféré par un autre enfant et qu’il se met à pleurer. Attendre qu’il se calme, après l’avoir rassurer, pour lui suggérer d’agir avec confiance.

Toutefois, s’il n’est pas en mesure de la faire. Il n’y a aucun intérêt à le forcer à prendre des initiatives.

En revanche, encouragez-le à parler, quand il sera plus apaiser pour donner une réponse comme : « non, je veux un autre jouet maintenant » ; « je veux boire…etc. ». Tentez d’aller jusqu’au bout avec lui, pour clore l’incident. Prenez patience, car de jour en jour, vous l’aiderez à drainer au mieux ses sentiments et sa confiance.

L’objectif final, serait de faire parvenir votre enfant à aller au delà de ses sentiments. Pourquoi pas, qu’il accepte de parler avec l’enfant qui lui a fait du mal. Bien sûr, agir de la sorte, ce n’est pas mettre les enfants les uns contre les autres, il en va de l’intérêt de tous.

L’essentiel, en tant que parent, est d’interagir et de montrer à nos enfants la confiance que nous avons dans leur capacité à guérir.

Doit-il y avoir des excuses pour l’enfant insulté, blessé ?

Dans l’épisode de ma fille. Pour le lendemain, je lui avais suggérer d’agir si une nouvelle insulte lui était dite. En s’armant de courage, pour dire aux « insulteuses » que si elles ne cessaient de l’embêter, elle en informera leur institutrice et ses parents.  Conséquence, le jour d’après, était-ce une coïncidence ou bien le résultat du comportement de ma fille. Mais à ma grande surprise, le lendemain, de retour de l’école. Elle m’annonce toute enthousiaste que « les autres filles qui l’avaient insulté » lui avaient présenté des excuses et par-dessus tout, lui ont demandé si elle voulait être leur copine…..Ma fille, plutôt perspicace, leur à gentiment dit « Je vous pardonne, mais Non merci, j’ai déjà des copines ».

Sans aucun doute, un soulagement, une fierté pour moi et une avancée pour mon enfant. Elle a réalisé que son bon comportement a fini par gagner. Elle est ressortie de cette situation grandissante, avec plus confiance en elle.

“La meilleure manière de se venger c’est de ne pas ressembler à celui qui nous insulte”

  Marc Aurèle

Ceci étant dit, je pense qu’il n’y a rien de bon à forcer l’enfant agresseur à présenter des excuses à l’enfant blessé. Forcer un enfant à lui faire dire contre son plein gré « je suis désolé » ; « tu me pardonnes ? », c’est le contraindre à mentir. Or, le mensonge n’est pas bon pour aucun d’entre nous. Et puis les enfants savent aussi lorsque des excuses sont sincères ou non.

Mesurer la blessure et rester indulgent

En revanche si vous avez l’occasion d’être présent au moment de l’acte déplacé. Il n’y a aucun reproche à intervenir sans blâme, ni dureté envers l’agresseur. A contrario, on profite de ce moment pour lui enseigner et lui montrer que l’on croit en sa bonté malgré ses actes. Tout comme vous pouvez démontrer à votre enfant la confiance que vous avez dans sa guérison.

Le but étant d’apaiser les tensions et de faire regagner un climat d’apaisement, qui profitera aux deux enfants.

Toutefois, n’ayez crainte et soyez confiant dès lors que vous traitez chaque enfant avec respect et bienveillance.

A retenir…

Aussi, à tous les parents, oubliez les menaces, les punitions, les récompenses et les privations. Toutes ces méthodes conduisent un enfant déjà effrayé et impulsif vers l’isolement et l’aggravation de ses difficultés. C’est aussi, le pousser à agir avec méchanceté avec les autres enfants. Comme une manière pour lui d’évacuer ses frustrations quotidiennes.

Au final, ces procédés ne fonctionnent pas et n’aboutissent pas aux résultats souhaités à long  terme.

Enfin, si les insultes et autres agressions vont au-delà du supportable, la réaction pacifique ne suffit plus, il existe d’autres solutions qui ne laissent pas de place au silence

Enfin, je vous invite à partager vos expériences, pour en faire profiter d’autres parents qui vivent des situations similaires aux vôtres. Afin de s’épauler et de mieux apprendre à aimer et soutenir nos enfants de l’intérieur.

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