Quand je refuse son aide : il est furieux

Valoriser la proposition d'aide de son enfant

Quand je refuse son aide, il est furieux  et ça donne ça : « Je peux t’aider, je peux t’aider…Hein…Je peux t’aiderrrrrrr !!!! 😬😠😡 »

Dès 3 ans, les enfants se sentent suffisamment grands pour apporter leur contribution, que ce soit pour préparer le dîner, ranger les courses, tendre ou plier le linge…Quand cette contribution est satisfaite, non seulement ils trouvent leur place mais ils se sentent très utiles. Le seul bémol, c’est que le parent n’a pas toujours le temps ni la patience pour laisser faire faire une tâche à son enfant. Pour cause, il a vite fait de la faire lui-même..ça vous dit surement quelque chose😅 . Sauf, que cette forme de rejet peut conduire l’enfant à la frustration, voir même à sa colère :

« Non, non je n’ai pas de temps à te consacrer maintenant »

« Plus tard. On verra ça plus tard »

« Non, tu ne peux pas. Tu ne sais pas faire »

« Non ! Car tu risques de te couper avec le couteau »

« Je comprends, mais c’est juste que tu n’es pas capable de m’aider. C’est une affaire de grand »

« Tu me déranges là ! Non, c’est non ! »

« Je suis pressé, donc si tu me gênes comme tu le fais, jamais je ne terminerai à temps ! »

« Ce sac est trop lourd pour toi, va faire autre chose »

Etc.

Mettez-vous à la place de votre enfant…

 Et si on prenait le temps de s’imaginer un instant quelle aurait été notre réaction si une personne de notre entourage refuse l’aide qu’on lui propose : participer au préparatif d’une fête, un déménagement, une réparation… Nous serions très certainement vexé, découragé, triste, voir même furieux. Moment difficile à accepter. Alors qu’en est-il de nos enfants, pour qui le quotidien est déjà  fait de plein d’objections ? A l’inverse si cet entourage accepte notre aide, nous aurions l’impression d’être important et utile à la réalisation de sa tâche. N’est-ce pas ? Aussi, à chaque fois que votre enfant vous offre son aide, repensez à une situation similaire que vous même avez peut-être déjà vécu. Ne refoulez pas sa bonne volonté. Gardons en tête les compétences de vie comme l’entraide, la coopération, l’empathie et l’altruisme, que nous souhaitons voir chez nos enfants

 

Acceptez son aide en y apportant des retouches

Il arrive parfois que nous réagissions et que nous nous emportions tout simplement parce que nous sommes pris par le temps; à cause d’une chose nous tracasse ou tout simplement parce qu’on ne veut pas que nos enfants soient dans nos pattes quand on s’occupe de quelque chose. Notre spontanéité à réagir, ne nous permet pas de prendre du recule pour nous demander : « Est-ce vraiment du temps que je souhaite gagner ou bien le contraire ? » Car en rejetant l’aide de son enfant, c’est au contraire un tsunami de frustration et de colère qui risque de nous tomber dessus. Pour gagner en temps et en efficacité : n’est-il pas mieux de valoriser la proposition de son enfant en le chargeant d’une tâche qu’il sera plus en capacité d’accomplir sans pour autant gêner ?

Par exemple, si votre enfant vous propose son aide pour prendre un sac de courses, mais que réellement il n’est pas en capacité de la faire, acceptez quand même sa proposition mais sous une autre forme :

« Je suis contente que tu penses à moi pour me donner un coup de main. Mais comme tu ne peux pas tout faire, voilà ce qu je te propose de me faire…(selon ses capacités) »

« J’accepte ton aide. Regarde, je serai contente que tu prennes avec toi le paquet de céréales. A moins que tu préfères prendre cette bouteille de jus »

« Le sac de courses est trop lourd pour toi, mais à la maison je veux bien que tu m’aides pour tout ranger »

« Regarde comme c’est tourd, par contre je veux bien ton aide pour tenir la clé de la maison et ouvrir la porte si tu le veux aussi »

« Que choisis-tu de faire ? »

Faire des choix, des propositions à son enfant, c’est le laisser maître d’apporter sa contribution dans ce qui lui plait le plus. Par la même occasion, avec un simple détournement de sa proposition, on peut s’épargner une frustration et la gestion d’une crise dont on ne connait parfois pas la fin.

Tout est une question de tact…

A chaque fois avant d’interagir avec votre enfant, penser à la réaction qui risque d’en découler. A vouloir gagner du temps et obtenir la paix on finit par s’attirer tout son contraire. Quand on éduque un enfant, il vaut mieux éviter toute improvisation. Tout est une question de délicatesse et de tact.

 Cette approche loin d’être une nouveauté était utilisée par le prophète (PBSL) pour éduquer dans le but de transformer les consciences afin d’atteindre l’amélioration de soi.

J’espère que cet article vous sera profitable et qu’il profitera à vos connaissances en n’hésitant pas à PARTAGER !!

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