Où avons-nous eu cette idée folle ?

Incroyable, mais où avons-nous eu cette idée folle de faire mal à nos enfants après qu’ils se soient mal comportés, sous prétexte que ça leur servira de leçon pour qu’ils se comportent mieux la prochaine fois ?

En effet, la grande majorité des parents réagissent de cette manière quand leurs enfants se comportent mal. Réaction non prémédité, qu’on pourrait presque qualifier de naturelle. Une réponse impulsive qui nous fait perdre le contrôle de nos émotions. Conséquence, on s’emporte face à la “bêtise”.

Alors bonne ou mauvaise idée ?

Et si on s’arrêtait un instant, pour voir si cette façon de faire se rapproche quelque peu avec les recommandations du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) qui est censé être un exemple à suivre.

Effectivement, notre subconscient nous dicte une conduite face à une situation qui nous énerve.  En bref, nos émotions ont tendance à prendre le dessus, ce qui nous conduit parfois à réagir de manière disproportionnée face à la bêtise de nos enfants. Gronder, punir, crier, s’énerver, critiquer, dans l’unique but de faire mal à son enfant pour qu’il comprenne la leçon. Mais aussi pour lui faire passer le message que la sanction sera la seule réponse à son mauvais comportement.

Alors certes le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) ne nous a pas laissé une trame, ni un guide à suivre pour éduquer précisément nos enfants. Mais il faut savoir qu’il a passé sa vie à faire passer des enseignements, des messages en utilisant une méthode de communication à la fois douce et pédagogique. Une approche qui nous montre comment réagir avec l’autre quelque soit son âge, qu’il soit en tort ou non.

Maintenant que nous savons que nous échouons globalement dans cette ressemblance de comportement avec le Prophète. Arrêtons-nous un instant sur notre cas, pour se demander :

Pourquoi grondons-nous nos enfants ?

Pourquoi leur faisons-nous des reproches et des critiques quand ils ont échoué à une évaluation ? Et pour le coup, pourquoi les accuser d’avoir regardé trop longtemps la télévision ?

Etc, etc.

Une fois l’auto-interrogatoire terminé. Mettons-nous maintenant de l’autre côté de barrière, réfléchissons à ce qu’il peut nous arriver de ressentir quand  on se fait blâmé, critiqué ou encore rabaissé. Sommes-nous réellement capables d’apprendre et de vouloir progresser ?

Bien évidement, nous connaissons tous la réponse !

Comprenons que si le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) agissait avec douceur même en cas d’erreur, c’était uniquement pour encourager la personne à mieux se sentir pour au final la pousser à corriger son comportement par la suite.

Selon Abou Hourayra, le Prophète (PBSL) a dit : Aidez vos enfants à faire le bien. Celui qui le veut, peux débarrasser son enfant de l’indocilité ».

(Source : At-tabarani)

A ce propos Jane Nelsen a dit : « Les enfants font mieux quand ils se sentent mieux »

Aider son enfant à se sentir mieux…Ok! Mais pas n’importe comment

Alors, comment pouvons nous aider nos enfants à  se sentir mieux et ainsi mieux progresser, sans pour autant les complimenter sans cesse ?

Pour ceux dont les enfants font du sport, je suis sûr que vous crouler de médailles à chaque compétition, même si votre enfant ou son équipe  sont arrivés dernier du classement.

Aussi, pour ma part, je me suis souvent demandé pourquoi coller des autocollants en forme d’étoile sur les pulls des enfants en maternelle en signe de compliment. De tout cela l’enfant retient rien, si ce n’est lui dire « bravo » trop souvent. Le revers de cette habitude, c’est que le jour ou cet  enfant ne reçoit pas de compliment, c’est lui semer l’incompréhension et le chagrin dans son esprit. Pour cause j’en ai fait le test avec ma seconde fille. Un jour, en pleur elle ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas eu ce jour là cette étoile qu’elle avait pris l’habitude de « recevoir ».

Pareil, combien sont les parents qui complimentent leurs enfants pour n’importe quel dessin réalisé ? Parce que, bien entendu même le plus affreux de ces dessins aura droit à un ” Waouw c’est trop beau !!!

Alors soyons honnête, arrêtons de vouloir complimenter sans arrêt nos enfants. Ils ont droit à plus de respect et ce n’est surement en les couvrant d’éloges que ce travail d’estime de soi et d’auto-évaluation se fera.

Alors à la maison, comment pouvons-nous faire différemment pour valoriser au mieux nos enfants ?

Plutôt que de féliciter, faire appel à l’encouragement

 Certes, beaucoup diront qu’ils ne voient aucune différence entre complimenter et encourager. Et pourtant il y en a une. Pour mieux cerner cette différence, voici quelques exemples :

Compliment : « Que des A. Tu a droit à une récompense ».

Encouragement : « Tu as travaillé dur. Tu mérites ce A ».

Compliment : « Je suis si fier de toi ».

Encouragement : « Tu dois être fier de toi ».

Compliment : « Je suis contente que tu m’aies écouté ».

Encouragement : « Comment te sens-tu à ce sujet ? »

C’est simple l’encouragement aide nos enfants à développer leur propre estime de soi et à avoir leur propre jugement sur ce qu’ils accomplissent.

Quant au compliment, il pousse nos enfants à se tourner vers les autres, à chercher leur satisfaction, pour pouvoir croire en eux-mêmes.

Alors que faire ? Devons-nous cesser tout compliment envers nos enfants ?

Évidement, non ! Exposer les choses telles quelles, c’est avant tout pour privilégier l’encouragement de nos enfants et utiliser le compliment avec mesure. Tout est une question d’équilibre.

Encouragement VS Compliment fait partie des nombreux outils que l’on apprend à mettre en pratique en discipline positive et qui s’aligne avec la méthode prophétique.

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