Mon enfant ne respecte pas les règles à la maison

Beaucoup de parents sont frustrés et découragés de se dire « mon enfant ne respecte pas les règles de la maison ». Mais entre l’école et justement la maison, pas étonnant que l’enfant veuille s’opposer aux nombreux ordres qu’on lui impose.

« J’ai beau lui dire qu’après le repas il faut qu’il participe pour débarrasser la table. Rien n’y fait. J’ai beau lui dire que ses affaires ne doivent pas trainer partout dans la maison, rien n’y fait. Mon enfant n’écoute même plus ce que je lui demande de faire. Il est désobéissant et ça finit par m’énerver. Papa de Mehdi 9 ans. »

Si vous avez l’impression de vous sentir défié par ce refus d’obtempérer. N’y voyez pas une prise de pouvoir. C’est juste qu’à la maison votre enfant se sent plus libre de mouvement. Garder à l’esprit que tout enfant à un besoin d’importance et d’appartenance à satisfaire. Celui-ci passe par son implication dans le système familial et non son obéissance à un ordre. L’autorité ne présage jamais rien de bon.

La concertation en famille

L’idéal pour amener l’enfant à la coopération dans les règles de vie en famille est de l’impliquer dans l’élaboration de ces règles. Rien de mieux que de fixer des temps d’échanges en famille pour en discuter et pour lui demander son avis et ses solutions.

« Il y a certaines choses sur lesquelles j’aimerai qu’on fasse le point. Car j’ai l’impression que tu fais le sourd, voir même que tu refuses d’obéir aux règles de la maison. Donc aujourd’hui, après le goûter on rediscute de tout ça ensemble. Afin de voir qui fait quoi. Pour le bien-être de chacun. »

« Comme tous les samedis après le diner, c’est réunion de famille. Si une règle à la maison te dérange n’oublies pas d’en parler pour qu’on trouve une solution. »

« Je vois que tu ne veux toujours pas ranger ta chambre. Très bien. Par contre on en reparlera à la prochaine réunion.  Faut bien trouver une solution. »

« Tout le monde est là. On peut commencer la discussion. Comme d’habitude, chacun aura la parole pour parler de ce qui ne va pas. Ensemble on essaye de trouver une solution. Puis à la toute fin, chacun pourra faire des propositions d’activités ou bien de sorties pour les jours suivants. »

Donner à l’enfant la possibilité de participer à l’élaboration des règles familiales, faire certains choix, c’est l’encourager à mieux appartenir à la famille. En effet « Un enfant fait mieux quand il se sent mieux ».

Encourager sa coopération en renforçant son sentiment d’importance

« Tu ne veux pas obéir. Fais comme tu veux. Je ne vais pas te forcer. Mais c’est dommage, car j’aurai bien aimé avoir ton aide. »

« Si chacun de vous participe au rangement. Alors c’est sûr, on ira plus tôt au jardin de jeux. »

 « Maintenant je ne suis pas disponible. Par contre si tu m’aides à débarrasser la table et à ranger la vaisselle, j’aurai plus de temps pour jouer avec toi. »

« Tu te souviens de la dernière fois comme tu étais content de m’avoir aidé ? »

 Félicitez le moindre effort

« Comme je suis contente ! Grâce à toi, j’ai terminé plus tôt. »

« Je te félicite tu as rangé ta chambre comme une grande ! »

« kholala…Comme c’est bien fait…C’est de mieux en mieux ! »

« J’aime beaucoup quand tu m’aides ! Tu es adorable ! »

« Ben voilà, tu vois que tu sais le faire…Super ! »

« Bravo, tu peux être fier de toi ! »

« Top là, tu as mené à bien ta mission ! Génial ! »

Quand votre enfant a fait au mieux de ses capacités pour accomplir une tâche, dites-lui qu’il a fait une chose de bien. Il a besoin de l’entendre pour continuer à apporter sa contribution avec bonne volonté.

Un mot sur l’obéissance

Bien qu’elle ait perdu de toute son intensité, l’autorité occupe toujours une place importante dans nos sociétés actuelles. « Le dominé doit obéir à un dominant ». Cette « moralité » est inculquée dès le plus jeune âge aux enfants. Nous-mêmes l’avons reçu comme héritage de nos parents, des grands-parents, des arrières grands-parents, etc. Tellement ancré dans le subconscient de l’être humain, il est difficile de s’en détacher voir même de ne plus s’y soumettre.  

Mais est-ce toujours bon de devoir obéir à une autorité quand celle-ci est injuste ? Et quand bien même il s’agisse du parent (dans le cas de l’enfant) ?

Si comme moi vous revisitez votre passé ou même votre présent, la réponse serait clairement « Non ». Pour l’unique et bonne raison que le parent, l’adulte en général, n’est pas parfait. Il n’a pas toujours raison et n’incarne pas forcement le bon exemple pour son enfant. En somme, tous les adultes ne sont pas bienveillants et justes…Fort heureusement ça s’apprend…encore faut-il le vouloir.

Suite à cela…Doit-on toujours voir le mal dans la désobéissance ?

Un enfant n’est pas toujours censé obéir, surtout si on souhaite que nos enfants prennent le temps de réfléchir avant d’agir et qu’ils aient l’esprit critique. Ne pas entrer dans une lutte de pouvoir avec son enfant à la moindre opposition, tolérer certains refus, les inviter à réfléchir à la manière de contribuer au sein de la famille est certainement une compétence de vie précieuse. Développer leur discernement c’est faire d’eux des adultes de demain réfléchis, vigilants et capables de prendre des décisions justes et courageuses face à une autorité parfois abusive et inacceptable.

Faisons de nos enfants des acteurs actifs dans la vie de famille. Ils ont leur mot à dire. Pour que nos enfants ne tombent pas dans ce qu’on pourrait qualifier de désobéissance. Discutons avec eux de ce qui nous oppose pour trouver ensemble des solutions qui conviennent à chacun des membres. De bons échanges avec vos enfants, dès leurs plus jeunes âges,  nourrissent une relation harmonieuse, durable et respectueuse. Au fur et à mesure que vos enfants grandiront, ils vous témoigneront leur reconnaissance sur la manière dont vous les aurez éduqués (avec bienveillance). C’est à l’image de la parole  de Dieu :

« Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents »(Sourate 31 – Verset 14)

Dorénavant quand votre enfant refuse une chose, faites-lui passer le message de manière plus subtile en le mettant au cœur du bien-être familial.

« Comment comptes-tu t’y prendre pour ranger ta chambre ? Je peux te donner des conseils si tu veux ? »

« Qu’est ce qu’on avait dit qu’on faisait après manger ? »

« Cette maison, c’est la tienne, la mienne, celle de ton père, ton frère, ta sœur. Chacun à un rôle à jouer pour qu’on s’y sente bien. »

Etc.

De ces conseils faites en profiter votre entourage…Partagez autour de vous !

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