Votre enfant a-t-il peur de se faire tuer ou de mourir depuis  les actes terroristes ?

Actes terroristes - angoisse de la mort chez lenfant

Votre enfant a-t-il peur de se faire tuer ou de mourir depuis les actes terroristes ?  Ce fut le cas de Salim. Son histoire n’est pas un cas isolé, elle est celle d’un grand nombre d’enfants. 

Je fais toujours en  sorte de ne pas regarder l’actualité en présence de mes enfants. Je veux les protéger un maximum. Sauf que depuis l’hommage rendu à Samuel Paty, mon enfant est anxieux et craintif. Avec le trop plein d’informations qu’il a pu entendre à l’école (instituteur et élèves) il a développé une peur comme jamais. Pris par une crise d’angoisse, il s’est mis à pleurer  « Maman, maman j’ai peur que le tueur de Samuel Paty vienne nous tue. J’ai peur de fermer les yeux, peur de voir sa tête décapitée » J’ai eu du mal à le calmer. J’ai de la peine. Maman de Salim, 7ans.

 

Un hommage qui a crée des peurs chez nos plus jeunes

Ce qui est arrivé à ce professeur, père de famille est juste abominable ! Il méritait un hommage national. C’est sans appel, une situation aussi tragique ne doit plus arriver ! La violence et la haine doivent stopper. Quant à l’hommage national, il s’est malheureusement transformé en vitrine de l’horreur pour nos enfants. La responsabilité donnée aux professeurs, instituteurs et maîtres de parler de ce sujet avec leurs élèves n’était-elle pas une charge trop lourde à porter émotionnellement ? Et les enfants dans tout ça ! Est-ce vraiment eux qui étaient les mieux placés pour en parler ? Un enseignant n’est pas un psychologue. Le résultat est que beaucoup d’enfants ont été plongé dans l’horreur du meurtre, de la violence, sans parler de la stigmatisation d’une tranche de la population.

N’est-ce pas voler aux enfants la chose la plus précieuse? Leur innocence ! Pourtant il s’agissait d’un public très jeunes pour un grand nombre (notamment en élémentaire). Aucune cellule de crise n’a été ouverte dans les établissements pour accueillir les angoisses des enfants comme des professeurs qui ont vécu cet événement avec beaucoup de difficulté. En parler c’est bien, mais penser aux conséquences neuropsychologiques que cela peut entrainer aurait été mieux.

Le travail du parent

Face à ce constat, en tant que parent nous devons palier et répondre aux craintes de nos enfants. De plus, vous avez été nombreux à devoir gérer les crises d’angoisses de votre enfant comme ce fut le cas de la maman de Salim. Vous avez donc raison de  vous en inquiéter et de prendre les ressentis de vos enfants au sérieux. D’où la nécessité d’en parler en toute honnêteté avec des mots d’enfants.

Une attention exclusive 

Quand vous sentez que votre enfant va mal, arrêtez un instant ce que vous faites. Consacrez-lui du temps. Il a notamment besoin de sentir votre présence et votre protection. Mettez-vous à sa hauteur et regardez-le dans les yeux pour faciliter la connexion. Aussi, il est essentiel de rester positif dans votre style de fonctionnement (attitude, langage…). N’oubliez pas que votre tendance à réagir influence en grande partie le comportement de votre enfant. Par conséquent, ne lui faites pas ressentir vos propres craintes et votre insécurité. Bien au contraire vous êtes sa figure de protection…sans vous il est perdu.

Valider ses sentiments

Un autre aspect à prendre en considération est de faire savoir à son enfant qu’on comprend le mal-être qui le blesse et qui l’angoisse. C’est ce qu’on appelle la « validation des sentiments ». Parce qu’on a trop tendance à faire le contraire en pensant que c’est ainsi qu’on va insuffler le courage à son enfant. Pour le coup, évitez les phrases du type :

« Arrête de t’inquiété…. »

« Ne t’inquiète pas…. »

« Calme-toi… »

« Arrête de pleurer…. »

On va préférer :

« Après ta matinée de lundi et tout ce que tu as pu entendre, je comprends que tu puisses avoir peur »

« Ta réaction est normale, étant donnée que tu ne comprends pas tout, tu es encore jeune. Je suis là pour t’accompagner et répondre à tes questions si tu en ressens le besoin. »

L’encourager à affronter ses peurs 

La mère de Salim se sent désemparée et peinée de voir son fils angoissé. Elle est blessée comme peut l’être son fils. Force est de constater que cette attitude ne l’aidera pas à l’accompagner vers un dépassement de ses peurs. Or quand l’un de nos enfants est angoissé par la mort comme l’est Salim, il est essentiel de le ramener à la raison. Toujours à travers l’écoute et l’échange.

Premièrement, redéfinir l’objet de son angoisse. Si besoin reformuler la question « Est-ce que tu peux me dire ce qui te fait  vraiment peur ? Qu’est ce que tu redoutes mon fils ? » Visiblement Salim à peur que le tueur de Samuel P. vienne les tuer. Il craint pour lui mais aussi pour ses parents et son frère. Si on part du principe qu’il faut parler honnêtement avec des mots simples. Il convient déjà de le rassurer en lui disant tout simplement que le tueur ne lui fera aucun mal, ni à sa famille, si même à quelqu’un d’autre. Pour la simple est bonne raison que lui aussi n’est plus de ce monde, il est mort le même jour au même moment.

Deuxièmement, il est important de lui rappeler que vous êtes là, à ses côtés et que vous aller mettre tout en œuvre pour garantir sa sécurité et son bien-être. Il a besoin d’entre ça. Par la même occasion, démontrez-lui votre amour inconditionnel pour l’aider à renforcer sa confiance en lui. S’il a peur de faire des cauchemars, tenez-vous à son chevet pour apaiser ses craintes.

Troisièmement, se détacher du sujet à l’origine de la crise d’angoisse. Comme on dit « il faut savoir passer à autre chose ». C’est l’occasion de parler globalement de la mort, mais de manière très brève si votre enfant n’a pas vraiment atteint l’âge de la raison. En profiter pour faire le lien sur notre existence, à savoir que tout individu est crée pour un jour mourir. Et que les causes de la mort peuvent être multiples (maladie, accident, mort naturelle…Il n’y a pas que des meurtrier à chaque coin de rue….Heureusement !).

Quatrièmement, malgré qu’on soit parfois amené à vivre des moments angoissants comme ceux actuels. Il faut insister sur le cours de la vie qui continue. Non seulement en étant reconnaissant de cette « ni’ma » d’être en vie et de pouvoir en profiter pleinement avec les être chers qui nous entourent et qui nous aiment.

Leçon de vie

Apprendre à son enfant la reconnaissance des bienfaits de notre Créateur, c’est améliorer sa façon d’être. Tirer un enseignement de chaque événement aussi dramatique qu’il soit, pour contribuer à rendre votre enfant plus mûr et meilleur. En ce sens lui apprendre que seul triomphera, celui qui se comporte avec bonté et indulgence. Et qu’en aucun cas on ne peut se faire justice soi-même.

« Quiconque a tué un être humain non coupable de meurtre ou de sédition sur la terre est considéré comme ayant tué l’humanité toute entière ; et quiconque a sauvé la vie d’un seul être humain est considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité toute entière ! » (Coran5/32)

Pour finir, même dans l’adversité, restez des parents courageux et engagés pour le bien-être de vos enfants et de l’humanité toute entière….Par conséquent, cultivons l’amour et le respect dans notre cellule familiale pour que demain la société soit meilleure !   

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