La réussite scolaire démarre à la maison

L'école de la réussite

Pour bien grandir, nos enfants ont effectivement besoin de 5 fruits et légumes par jour, mais pas seulement ! Ils ont besoin  d’autres protections toutes aussi vitales pour leur bon développement psychosociales. Ces notions sont englobées dans ce que l’on appelle en religion « le bon comportement ».  Tous les professionnels de l’enfance nous diront qu’un enfant bien dans sa tête est un enfant qui développe de bonnes manières au cours de sa jeunesse. Et des travaux de recherche qui confirment tout cela, il y en existe beaucoup. Dans ma recherche, je suis tombée sur les travaux du Dr Terry Kottman. Elle recense 4 éléments indispensables pour que les enfants grandissent harmonieusement avec stabilité. Elle parle des «  4 C » :

– Connexion : l’enfant est en capacité de se connecter aux autres ;

– Capacité : l’enfant est capable de prendre soin de lui ;

– Compter : l’enfant sent qu’il compte, qu’il est valorisé par les autres ;

– Courage : l’enfant grandi en assumant ses responsabilités.

Pas besoin de deviner qu’un enfant doté de ces compétences aura moins de difficulté à être productif, coopératif, autonome, résilient, plein de ressources et d’imagination. Il contribuera à sa manière et sera heureux dans sa tête. Par la même occasion, un enfant doté de ces compétences psychosociales fera de son mieux à l’école.

Réussir à l’école : le point de départ

Si l’on part de ce qui nous intéresse ici, la réussite scolaire, notre attention se portera sur le « C » de capacité. Pour assurer à l’école, un enfant doit être suffisamment capable de se prendre en main pour gérer la journée qui l’attend devant lui. Prenons cette journée qui commence au matin avec deux cas de figures possibles. Pour le premier cas, pensez à un enfant qui est encouragé à gérer son temps pour sa préparation du  matin. Il lui revient de contrôler son temps et ses actions afin d’être prêt pour sortir à 8h20 : se laver, prier, participer à la préparation de son petit-déjeuner, s’habiller, se coiffer. Pour cet enfant, l’erreur n’est pas sanctionnée, elle se répare. Pour le deuxième cas, pensez à un enfant, qui se fait habiller par son parent. Il n’est pas autorisé à gérer son petit déjeuné par peur d’en mettre partout, de perdre son temps ou bien de se salir. On lui rappelle sans cesse ce qu’il doit faire pour se préparer à arriver à l’heure à l’école.

D’après vous, d’entre ces deux cas, quel enfant sera plus confiant, mais surtout capable d’attaquer une journée avec confiance, avec l’envie de vouloir contribuer à son apprentissage à l’école ? Le premier des enfants semble bien partie !

Pour le deuxième enfant, à qui la faute ? A cette société où tout va trop vite, où les super-parents occupent un emploi pour la plus part avec des horaires chargés. Effectivement, il peut paraître beaucoup plus simple et plus rapide de faire les choses soi-même. Quand on sait le temps que peut mettre un enfant de 5-6 ans à mettre ses chaussures, mettre son manteau. Nous savons tous combien il peut être long d’enseigner une nouvelle compétence à son enfant, une nouvelle matière, un problème de mathématique, une leçon de français. A vouloir intervenir pour résoudre une difficulté à la place de nos enfants, ça sous entend quel message ? « Tu es trop petit pour le faire, laisse un plus grand que toi » ; « Je vais le faire plus vite que toi » ; « Tu ne le fais pas bien ».

Ce genre de réaction déclenche très souvent des frustrations côté enfant qui se terminent en pleurs ou en crise de colère. Sous-entre à un enfant que ses capacités sont limités c’est au final le décourager. Par conséquence, il partira à l’école avec la certitude de « Je ne suis pas capable » ; « Je ne veux pas aller à l’école » par peur de faire les choses moins bien que les autres camarades.

Un enfant frustrer dans ses capacités à réussir développera la croyance que ne sera pas capable d’apprendre. Il croira que le travail qu’on lui donne ou qu’on lui demande est trop difficile, ce qui ne l‘aidera en rien à assumer sa responsabilité au cours de son apprentissage.

Tout enfant est “capable” dès la naissance

Pour preuve que les enfants sont pleins de bonne volonté et de capacités, il suffit de voir les bébés aux cours de leurs deux premières années. L’évolution et le développement qu’ils subissent est juste extraordinaire, Soubhanallah ! C’est par leurs efforts, leur capacité à répéter les gestes qu’ils finissent par ramper, marcher à quatre patte, puis marcher. C’est le cas aussi, lorsqu’il tente de maintenir sa tête en position allongé sur le ventre. Souvenez-vous quand votre enfant avait entre deux et trois ans et qu’il voulait absolument faire tout, tout seul. S’il n’y avait pas cette capacité innée en eux, jamais de telles choses n’auraient été possibles. Tout enfant nait en se sentant capable. Vous comme moi sommes des guides pour nos enfants, aidons-les à développer leurs capacités.

Laisser son enfant être acteur et non spectateur

Voici des recommandations, qui j’espère vous aiderons tout au long de votre cheminement parental et qui profiteront à votre enfant au cours de son parcours académique :

  • Dès lors où votre enfant est en capacité de faire quelque chose, laissez-le faire. Arrêtez de le faire pour eux. Profitez de la période de confinement actuelle à cause du coronavirus, pour permettre à vos enfants de prendre leur temps pour réaliser eux-mêmes des choses.
  • Croyez en votre enfant et en sa capacité à pouvoir réaliser plus de chose que vous ne le pensez. Et si pas hasard une envie vous démange pour intervenir et agir à sa place, demandez-vous pourquoi vous ne lui donnez pas l’occasion de le faire lui-même et ainsi apprendre ?
  • Laissez la possibilité à votre enfant de vous demander de l’aide. Encouragez-le à faire du mieux qu’il le peut, mais montrez-vous à sa disposition s’il ressent le besoin de faire un travail ou une activité en commun.
  • « Tu peux le faire » ; «  Tu es capable » sont des paroles encourageantes, mais qui parfois ne suffisent pas pour certains enfants. Alors si ce n’est pas déjà le cas, impliquez-vous d’avantage dans le travail de votre enfant. Montrez votre intérêt ! Il sentira que son travail à de la valeur ce qui l’aidera à persévérer dans ses efforts.
  • Inviter votre enfant à vraiment contribuer à une tâche qui lui tient à cœur. Mes enfants me proposent souvent leur aide quand je cuisine. Quand l’occasion se présente et plutôt que de donner à votre enfant de quoi vous laisser tranquille le temps de votre occupation. Profitez-en pour le faire réellement participer à la préparation du repas.
  • Accueillez l’erreur comme une occasion d’apprendre. Changer de point de vue sur l’erreur est un moyen de mieux responsabiliser l’enfant. A partir de l’erreur recherchez ensemble une solution au problème pour que l’enseignement soit profitable (la réparation de l’erreur).
  • Montrez la voie à votre enfant. , n’ayez aucun honte à affirmer devant votre enfant que « Oops ! j’ai fait une erreur. ». Partagez avec votre enfant, les enseignements positifs que vous avez pu tirez de vos propres erreurs. Agir ainsi, c’est l’inviter à être dans une dynamique de réparation face à l’erreur.
  • La vie de famille, reflète la vie ne société. Chacun doit apporter sa contribution et sa coopération. A commencer par les taches ménagères. Prenez un temps pour définir ensembles comment votre enfant peut contribuer, à son niveau, aux taches ménagères. Par exemple, l’inviter à choisir une tâche qu’il sera tenu de réaliser et répartissez celles qui ne trouvent pas preneur, en fonction de son âge.

Développer l’implication et la contribution

Le Prophète (PBSL) a dit : « Chacun d’entre vous est un dépositaire et il est responsable du dépôt qu’on lui a confié. » (Boukhari et Mouslim)

Un enfant que l’on implique dans la vie de famille et un enfant qui sera plus disposé à s’impliquer à l’école. Offrez le plein d’amour, établissez des limites et favoriser la contribution. Tolérer l’erreur et sa réparation. Réconforter votre enfant à la sortie de l’école, encouragez le à vous raconter sa journée, tendez l’oreille et écoutez. Faites prendre conscience à votre enfant que vous avez pleinement confiance en lui pour que lui-même se sente confiant et capable de gérer toutes les situations difficile qu’il pourrait être susceptibles de rencontrer.

Un enfant confiant avec de bonnes bases à l’intérieur sera un enfant confiant, avec plein d’assurance à l’extérieur. 

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