La punition donne des résultats, alors pourquoi arrêter ?

Trop nombreux sont les parents qui sont convaincus que la punition et la dureté fonctionnent, C’est pourquoi ils continuent de l’appliquer.

La punition agit à court terme, voilà la raison principale. Certainement, elle stoppe immédiatement le mauvais comportement de l’enfant. Mais derrière la punition, y-a-t-il vraiment un intérêt pour l’enfant ?

Qu’est ce qui motive le parent à utiliser la punition pour élever son enfant ?

La punition et ses résultats à long terme

Vous êtes vous déjà retrouvés obligés de punir votre enfant pour la même bêtise ? Encore et encore à crier : « Je crois te l’avoir dit des millions de fois d’arrêter, c’est bon, t’as gagné…PUNITION !….. ».

La partie cachée de la punition est qu’elle produit des effets « secondaires » chez l’enfant. Elle le fâche et le met sur la défensive, ce qui vient à perturber son raisonnement. Pour cause, il en oublie même tout ce qui lui est reproché, sa seule crainte, se faire mal traiter en cas de mauvaise conduite. Conséquence, il se livrera à des pensées et des sentiments négatifs vis-à-vis de son parent et de la correction qui lui fait subir. Donc, pas étonnant que tôt ou tard notre enfant adopte un ou plusieurs comportements gênants qui découlent principalement de la punition. En discipline positive ils sont décrits comme les  « 4 R de la punition » :

                                                     RancœurRébellionRevancheRetrait

Réfléchir avant de punir

Néanmoins, même si on se dit que la punition fonctionne, qu’elle entraîne le respect des règles. Les enfants sont généralement motivés par la peur, le blâme plutôt que par un sentiment intériorisé de bon jugement, de maîtrise de soi et de coopération.

Aussi la réaction qu’ils ont face à la punition n’est pas délibérée de leur part. C’est le résultat qui s’en suit.

Par exemple, un enfant qui très souvent a droit à des reproches, aura moins d’estime de soi, ce qui entraînera un repli sur lui-même pensant qu’il ne vaut rien. En revanche, l’enfant qui est régulièrement réprimandé, essayera de tromper son parent en tentant par tous les moyens d’échapper à la punition.

Et c’est là où l’on veut en venir. Avec la punition, pire, on n’arrivera pas à contrôler le comportement de nos enfants. Or, quel parent ne veut  pas réellement apprendre à son enfant à contrôler son propre comportement ?

Seul constat, la punition agit  sur le moment présent, mais sur le long terme les conséquences psychosociales sont désolantes.

La punition en religion

Abû Musâ Al-Ash’arî   a rapporté cette parole du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) qui dit :

             « Facilitez les choses (aux gens) et ne les rendez pas difficiles,

                    et enseignez-leur (la religion) et ne les faites pas fuir. »

                                       Rapporté par Al Bukhari et Muslim

Cette parole vaut pour tout enseignement positif que l’on souhaite transmettre à autrui et en première ligne nos enfants. Ils sont les premières personnes concernées par ces instructions prophétiques. Tant ils ont besoin de notre indulgence et notre soutient. Autant dire que c’est la douceur qui l’emporte en matière d’éducation.

Autre parole connue du Prophète (PBDL) :

          « Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de 7 ans, 

   et frappez-les s’ils refusent à l’âge de 10 ans, et séparez-les dans les lits ».  

                                                 Rapporté par Abou Daoud

En religion, on peut se permettre de dire que c’est la seule parole qui traite de la correction à l’égard des enfants. Et il est important de souligner que cette injonction porte uniquement sur la prière. Aussi le mot « frapper » est à prendre avec des pincettes. En aucun cas il ne s’agit de faire violence à l’enfant. Tout comme il est condamnable de le blesser dans sa propre chaire. Il s’agit plus d’intimider l’enfant dans le but que cela lui soit profitable et non que cela lui nuise. Bien sûr, cette réprimande ne s’applique qu’en dernier recours. Uniquement si tous les efforts et autres encouragements mis en place avec subtilité et douceur ne donnent pas satisfaction.

 Petite parenthèse, et pour cause, le Prophète (PBDL) n’avait jamais frapper un servant ou une femme, quiconque alors encore moins un enfant.

A ce propos, il est important de dire, que le châtiment corporel est prohibé en religion.

Comprenons donc ici qu’il n’est pas permis de frapper son enfant quelque soit l’erreur commise. D’autres procédés existent pour faire passer un message positif ainsi qu’un modèle de bonne conduite.

En route vers la coopération…

Même son de cloche en discipline positive, il n’y pas de place à l’humiliation de l’enfant, ni à celle du parent. L’objectif est de bâtir une relation construite sur le respect mutuel et la coopération. Le tout avec fermeté (fixer des limites) et gentillesse (respect mutuel). D’autre part et ce qui est positif dans cette approche est les enfants sont plus disposés à suivre des règles qu’ils ont aidé à établir.

Impliquons nos enfants, pour leur permettre de devenir des décideurs efficaces dans l’amélioration de la vie de famille. Mieux encore pour qu’ils apportent une contribution appropriée qui convient à chacun.

Souvenez-vous qu’il est plus facile d’élever un enfant avec le respect mutuel, que de réparer un adulte brisé.

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