« Je n’en peux plus et mes enfants le ressentent »

« Je n’en peux plus : mes enfants le ressentent »

« Tout m’énerve, je n’ai plus de patience ! »

« Je suis à fleur de peau et exécrables pour un rien ! »

« C’est trop, je sens que je pète les plombs ! »

« Je suis fatigué(é) ! J’aime mes enfants, mais actuellement j’ai du mal à les supporter, tout comme mon (ma) conjoint(e). Tout m’irrite ! »

« En ce moment je suis conscient(e) que je n’arrête pas d’être en colère et de crier sur mes enfants. J’ai besoin de souffler et de repartir sur de bonnes bases. »

Ces expériences sont peut-être les vôtres en ce moment. Il n’y pas de quoi en avoir honte. La vie en générale n’a rien de linéaire. À certain moment plus que d’autres, on a l’impression que tout va mal, qu’on ne se contrôle plus. Ni les personnes qui nous entourent, ni notre environnement actif.

 Alors quoi faire ?

Le regard des autres

Quand on se dit que tout va mal, le regard de l’entourage doit passer au dernier plan. Et qu’importe-les « quand dira-t-on » :

« Pourtant tu es une personne forte »

« C’est pas sorcier d’élever des enfants »

« Il n’y a pas que toi qui élève des enfants »

« À mon époque, jamais je ne me plaignais »

« Certaines personnes font plus que ce que tu fais et elles se portent très bien »

« Tu es toujours en train de te plaindre »

« J’ai élevé cinq enfants et j’acceptais la situation »

« La patience se perd ! »

Etc.

L’impact de sa propre éducation

« J’ai été éduqué à la dure, avec beaucoup d’humiliation. Je ne veux surtout pas éduquer mes enfants de la même façon ! »

« Mais c’est terrible, je me surprends à répéter des paroles comme ma mère »

Être parent réveille des cicatrices de sa propre enfance. Heureusement, la récidive n’est pas fatale. Il ne faut pas abandonner et continuer le processus de reconstruction même en étant parent soi-même. L’enfant respectera le parent qui s’engage dans le changement s’il reconnait ses faux pas.

Inverser la tendance : « Je peux »

Il est essentiel de se recentrer sur soi même et d’être égoïste. La fatigue, la baisse de moral, de découragement, le stress, l’anxiété, sont autant de facteurs qui détériorent les relations familiales. Plutôt que de s’enfoncer dans l’incompréhension, le manque de communication, le climat asphyxiant, la colère, la souffrance des uns et des autres. Il vaut mieux prendre son courage à deux mains et oser parler de ce qui nous pèse.

Demandez de l’aide et libérez la parole

Parler et se sentir écouté  est indispensable pour affronter et dépasser ses difficultés. Placer ses espoirs et s’en remettre pleinement à Dieu, c’est facilité le travail sur soi. La religion nous montre comment faire, il suffit de regarder autour de nous. Dieu ne nous a pas crée dans le vide, nous sommes des membres d’une communauté qui doivent s’entraider et se soutenir les uns les autres. C’est pourquoi, progresser pour soi, ses enfants, c’est accepter l’aide de personnes empathiques et bienveillantes : famille, amis, collègues…L’avantage de s’entourer de personne(s) positive(s) permet de libérer de l’ocytocine (la molécule du bien-être) et de devenir résiliant = un cercle vertueux. Une compétence de vie essentielle que je vous encourage, ainsi qu’à moi-même, à transmettre à vos enfants. Au dernier recours, consulter des psychologues ou des médecins bienveillants peut-être très bénéfiques.

Et mon enfant dans tout ça ?

Quand la motivation n’est plus là, quand on veut tout abandonner, notre état d’esprit intérieur se reflète sur notre extérieur. On finit par s’énerver trop rapidement, dire des paroles qu’on regrette par la suite, voir même pour certains de la violence physique qui ne font qu’enfoncer le parent dans une culpabilité sans limite = un cercle vicieux.  

Dans ce mal-être, l’enfant devient le grand oublié. Et pourtant quand on dérape, il est important de reconnaitre pour réparer l’erreur et ainsi envisager la réconciliation (3 « R » de la réparation en Discipline positive). Car « oui » il n’y a pas que les enfants qui commettent des erreurs et qui doivent les corriger à travers leur comportement. 

« Je suis désolé(e) pour tout à l’heure. Je me suis emporté(e) et je regrette de t’avoir parlé comme ça (donné une fessée, puni, etc.). Excuse-moi. »

« Excuse mon comportement, j’étais très énervé(e) et je n’ai pas contrôlé ma réaction. Il faut que je corrige cette façon de faire car je n’aime pas me comporter comme ça avec toi. Je t’aime. »

Parler et s’excuser devant l’erreur, ne signifie en rien se rabaisser devant son enfant. Il faut en être fier. Certains parents n’osent pas le faire par orgueil ou par peur de perdre leur autorité. Or, à travers ce comportement modeste, on apprend à nos enfants comment faire. Personne n’est parfait et même le parent peut déraper. À tous âges on apprend pour mieux se reconstruire et repartir.

Comme le confirme les neuroscience affectives, être empathique avec soi-même et les autres ; écouter ses besoins et ceux des autres, c’est redonner du sens à nos vies et améliorer notre relation parent/enfant.

La Communication Non Violente

Marshall Rosenberg en était le fondateur, à l’issue de la psychologie humaniste de Carl Rogers (1902-1987). La communication non violente (CNV) est une approche centrée sur l’écoute emphatique, l’encouragement, le non jugement et l’attitude positive et douce. Mais si on regarde plus loin dans les récits prophétiques. L’écoute et la communication respectueuse est la base de la transmission :

« Parlez-lui gentiment […] » (Coran 20/V44)

Dieu insiste auprès du Prophète Moïse (Moussa) sur l’importance de parler sans violence avec Pharaon, alors qu’il était un tyran.

L’encouragement est aussi au cœur du dispositif éducatif :

« Repousse le mal par ce qui est meilleur […] » (Coran23/V96)

Se comporter avec douceur, juger les actes et non la personne sont les instructions divines à méditer :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle les gens au sentier de ton seigneur. Et discute avec aux de la meilleure des façons […] » (Coran 16/V125)

Écoutez votre cœur, écoutez ce qu’il a à vous dire. Communiquez avec vos enfants à travers l’amour qui se dégage de votre cœur. Quand vous n’en pouvez plus, demandez à l’enfant qui sommeil en vous….Est-ce vraiment comme ça que j’aurais aimé que me parents me traite ?

J’espère qu’après ces quelques conseils à méditer, vous saurez prendre du recule et repartir convaincu que rien n’est définitif. Vous êtes maître de votre état d’esprit. Réveillez l’énergie positive qui est en vous. C’est sûr, demain sera meilleur inchallah !

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