Est-ce une bonne chose de parler de nos enfants ?

S’il y a bien une chose incroyable chez les enfants, certains plus que d’autres, c’est leur curiosité sans limite. Surtout quand une chose les intéresse. Et quoi de mieux pour les attirer, que de parler de nos enfants ?

Dans  des moments comme ceux là, pas besoin de les rappeler quatre à cinq fois comme pour leur demander quelque chose. Non, non, ils viennent illico presto. Plus vite encore, quand ils sentent que vous vous apprêtez à parler d’eux, ou après qu’ils aient entendu leur prénom dans la conversation. Ils pointent le bout de leur nez, en ayant comme prétexte une envie pressante de boire, d’autres viennent chercher une chose dont ils n’ont pas forcement besoin, et mieux parfois, ils s’incrustent dans la pièce pour soi-disant vouloir jouer avec le petit frère ou la petite sœur qui reste sous la vigilance du parent. Parfois même, ils n’hésitent pas à intervenir dans la conversation pour dire « Mais maman pourquoi tu racontes ça » ; « Non, non, ne dit rien » ; « Faut pas le dire » ; « Le dis à personne » ; etc.

…MAIS…

Ce dont il est question ici, ce n’est pas de ces moments où votre enfant à pu se rendre ridicule, ou bien qu’il se soit retrouvé dans une drôle de situation.         

Laissons de côté ces aspects mignons, même si votre enfant refuse qu’ils soient racontés.

Quel intérêt à parler de ce qui nous dérange chez nos enfants ?

Il s’agit des problèmes que l’on rencontre avec nos enfants. Parce qu’il faut le reconnaître, certains jours sont plus difficiles que d’autres. Dans des moments pareils, quand on a l’occasion de discuter avec quelqu’un qui est prêt à nous écouter et que la journée a été compliquée. Premier réflexe, on profite de ce moment pour libérez la parole et laisser sortir ce qui nous pèse sur la poitrine.  Instantanément un sentiment de soulagement nous gagne.  Toutefois, ce sentiment d’apaisement se heurte vite après discussion au sentiment de remords. Alors finalement, est-ce qu’il y un bien à parler de nos enfants ?

Pour éviter d’avoir des remords après avoir parler des difficultés que l’on rencontre avec ses enfants. Je vous invite à prendre connaissance de ces 3 conseils avant de vous engager dans des conversations regrettables. Mais surtout comprendre ce qui relève du « correct » et de ce qui ne l’est pas.

 

3 conseils utiles avant de parler de nos enfants

  1. Respecter les limites familiales : il arrive que nous ne prenions pas en considération l’autre parent. Quelqu’en soit la raison. Quand une difficulté touche un des enfants, il est préférable d’en discuter au sein du couple avant même de ressentir le besoin d’en parler à quelqu’un d’autre. Toutefois, si l’autre parent est effacé ou démuni face à la difficulté rencontrée. Alors si le besoin se fait ressentir. Il est constructif d’en discuter avec une personne de confiance, qui a plus de connaissances pour nos donner des conseils aidants.
  1. Préserver les défauts de vos enfants : nous autres adultes, nous mettons un point d’honneur à ce que notre vie privée soit respectée. Ce besoin absolu n’est pas toujours transmis à nos enfants et encore moins respecté. Alors quand vous ressentez le besoin d’évacuer certaines tensions, vous-êtes vous déjà demandé si votre enfant serait d’accord que vous partagiez leurs problèmes avec un tiers ? Vous-êtes vous demandé, si discuter de cette difficulté vous aidera dans la situation que vous vivez ou tout simplement humiliera votre enfant ? Mon conseil, avant de parler du « mauvais » comportement de votre enfant à quelqu’un d’autre, parlez en d’abord avec le premier concerné. Trouvez un moment de calme pour en discuter avec lui et pour protéger sa vie privée. Et si à tout hasard vous vous engagiez dans une discussion au sujet de vos enfants, assurez-vous que leur dignité soit respectée.
Agir de la sorte enseigne plusieurs choses à l’enfant:
  • En choisissant de discuter avec votre enfant du problème rencontré, c’est lui apprendre l’importance de la confidentialité.
  • En montrant l’exemple à suivre, celui de notre noble Prophète (PBDL) qui rappelons-le ne manquait pas de dissimuler les défauts des autres. C’est un bon moyen pour encourager votre enfant à ne plus mal se comporter.

Le Prophète (PBDL) a dit :

« Celui qui cache les défauts d’autrui,

Dieu lui cachera ses défauts d’ici-bas et dans l’au-delà. »

Rapporté par Mouslim

  • En respectant vos enfants, vous les encouragez à vous respecter à votre tout. Car aimeriez-vous que vos enfants parlent de vos défauts et de vos manquements avec leurs camarades ?
  1. Parler avec retenue : dans l’élan de la discussion, c’est peut-être une chose à laquelle vous ne prêtez pas attention. Mais s’ouvrir à une personne, se confier, c’est l’inviter quelque part à juger votre enfant mais à vous juger vous aussi dans votre rôle parental. Et puis « ces gens d’écoutes » verront-ils en vous le parent en colère contre son enfant ou bien le parent qui cherche à aider son enfant ?

L’aide salutaire 

N’oublions pas de prier pour des résultats positifs…Faisons des actions et prions Dieu pour gagner en patience et en persévérance, même dans la difficulté. Rappelez-vous sans cesse cette sagesse religieuse : « Après la difficulté vient la facilité ». Faisons preuve de modestie dans nos paroles comme dans notre comportement, même devant nos enfants.

Ce qui doit nous motiver à parler de nos enfants, c’est uniquement la recherche de solutions pour mieux éduquer nos enfants. En aucun cas tenir des propos blessant à leurs égards ou bien de se plaindre d’eux. Car imaginez l’image que vous pouvez renvoyer à votre confident. Ce conseil vaut en présence ou non de vos enfants. Car quoi de plus culpabilisant que de parler derrière le dos de la personne concernée.

La triste conséquence

Pire encore, parler de nos enfants en mal et en plus de cela en leur présence, c’est susciter chez eux, l’animosité, la revanche et la perte de confiance envers le parent. Autant de facteurs qui ne participent pas à la consolidation d’un lien fort entre le parent et son enfant.

Alors, si vraiment vous ressentez le besoin de parler de vos enfants, inversez la tendance, luttez contre votre ego. Profitez-en pour faire l’éloge de leurs qualités. Pour que si votre enfant à la fâcheuse idée d’écouter aux portes, pas de quoi culpabiliser ! Au contraire, il sera agréablement surpris des compétences qu’il aura acquises. Un outil d’encouragement, qui le poussera à coup sûr à faire toujours de son mieux.

Recevez des conseils PRATIQUES et SUPER AIDANTS
Pour éduquer SANS CULPABILISER !
et je reçois mes cadeaux de bienvenue 🙂

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*