Des stratégies pour mieux réagir aux luttes de pouvoir avec son enfant

À peine sorti du berceau et déjà votre enfant veut dicter sa loi dans la maison. C’est peut-être ce que vous vous dites. Vous trouvez qu’il devient de plus en plus désobéissant à vos injonctions et préfère n’en faire qu’à sa tête. Avec ces temps difficile liés au Coronavirus et au confinement, vous en prenez encore plus conscience. Vivre chaque jour, chaque minute et chaque seconde avec votre propre enfant démontre une lutte que vous menez en permanence. Parfois même c’est trop. Ainsi, vous perdez patience et vous ne savez plus quoi faire. Si tel votre cas, voici quelques stratégies pour mieux réagir aux luttes de pouvoir avec votre enfant.

Est-ce normal qu’un enfant tienne tête à ses parents ?

Selon les scientifiques, toute personne avant d’atteindre l’âge adulte, traverse pendant son enfance une période critique, où il cherche à manifester de façon claire et évidente sa petite personnalité. Si votre enfant commence par réagir de la sorte, vous devez garder en tête qu’il est à la recherche de son indépendance. Cela peut paraître un peu prétentieux de sa part, vu qu’il n’a même pas encore 12 ans. Mais nos enfants sont dans le noyau dur de leur construction. Même si certaines et certains d’entre vous sont dépassés par les comportements de votre enfant, dites vous que c’est pour une période, à des situations momentanées. Votre enfant grandira et ce ne sera que de l’histoire ancienne. Alors relativisez ! Ne prenez pas trop à cœur tous ces agissements au cours de cette période difficile de sa croissance. Pour autant,  il faut savoir une chose, c’est que les agissements et la lutte de pouvoir dans laquelle on peut se retrouver avec son enfant peuvent être le fruit de notre manière à réagir.

Toutes les réactions d’opposition de votre enfant sont-elles normales ?

Vous comme moi avons le droit de nous inquiéter de l’état psychologique de notre enfant si ces mauvais comportements deviennent récurrents. Il peut arriver que ces dits comportements soient véritablement démesurés. Des réactions qui peuvent vous paraître pas du tout normales et contre lesquelles vous devez lutter. Mais avant d’intervenir : « Dieu est avec les patient », vous devez chercher à savoir les éléments qui peuvent être à la base de ces manières, car ils sont multiples. Cela peut être dû à :

– la sévérité du parent que vous êtes ;

– la lutte de pouvoir que vous vivez avec votre conjoint et que votre enfant reproduit ;

– un manque d’aptitudes morales ou physiques à vivre en société chez l’enfant ;

– un chamboulement de ses émotions à cause d’un choc émotionnel reçu (changement d’école, divorce, harcèlement scolaire, etc.) ;

– la légèreté dans votre rôle d’éducateur ;

– le stress ou même une affection grave liée à sa psychologie ;

– le sentiment d’importance et d’appartenance insatisfait.

Je vous encourage absolument à vite détecter le mal qui ronge votre enfant afin qu’une solution adéquate lui soit trouvée. Sa stabilité future en dépend largement.

Quelques méthodes à utiliser pour mieux réagir aux luttes de pouvoir avec votre enfant

Soyez attentif à son égard

Tous les enfants surtout ceux qui ont l’âge compris entre 1 et 12 ans ont fortement besoin d’être aimés par leur entourage, en l’occurrence leur parent. Vous devez impérativement renforcer les liens familiaux qui vous lient. En dépit du manque de temps que vous avez à cause de vos nombreuses occupations certainement. J’insiste, mais vous devez accorder quelques minutes à votre enfant tous les jours si possibles. Des minutes pendant lesquelles vous pourrez aussi discuter avec lui pour mieux connaitre tout ce qu’il vit avec ses amis, à l’école, avec ses camarades. Échangez avec lui pendant que vous êtes à table ou lorsqu’il est prêt pour se rendre au lit. Montrez-lui qu’il compte énormément à vos yeux et cela passe indubitablement par ses moments d’affection. Démontrez-lui votre amour inconditionnel, pour le rassurer sur son sentiment d’importance et d’appartenance, indispensable pour sa bonne croissance. Parmi les nombreuses paroles du Prophète (PBSL) qui traite de ce sujet on retrouve celle-ci :

« Quiconque est privé de la douceur est, en effet, privé de tout le bien »

Réveillez les qualités qui sommeillent en lui

Apprenez à encourager votre enfant dans ce qu’il entreprend de positif, même si ce n’est pas grand-chose. Par exemple, j’aime féliciter mon fils quand il débarrasse son assiette après avoir mangé, quand il prête ses jouets ou bien quand ma fille fait son lit. Expliquez à votre enfant l’importance de bien agir en société et les bénéfices qu’il peut en tirer. À la fin de chaque journée, faites le point de ses bons et de ses mauvais comportements qu’il a eu. Insistez beaucoup sur ces bons comportements afin qu’il sente leur utilité à pouvoir les refaire tous les jours si cela est possible. L’idée n’est pas du tout de fermer les yeux sur ces mauvais comportements afin de le laisser continuer. Au contraire, mettre l’accent sur sa bonne contribution, c’est lui montrer qu’il gagnerait plus à bien agir qu’à être un mauvais enfant dans la société.

Définissez des principes à respecter par tous

Rien de bon ne se construit dans le désordre et l’anarchie. Vous avez surement enseigner à votre enfant que tout n’est pas permis dans la vie. Néanmoins, il vous revient, en tant que parent, de définir les principes à respecter pour que votre enfant en comprenne tout le sens. Il a besoin d’éléments clairs établit dans le calme pour une meilleure compréhension. Par ailleurs, vous devez garder à l’esprit que ce n’est qu’un petit enfant et non un adulte.

Ne le grondez pas à tout bout de champ

En tant qu’enfant, il fera beaucoup de bêtises à vos côtés. Faites l’effort de ne pas le gronder à chaque fois. Sinon il finira par se dire que vous le détestez. Il verra que tout ce qu’il fait est toujours mal. Dans ce cas il pourra perdre confiance en lui-même. Ce qui sera dangereux pour lui. J’ai trop de parents autour de moi qui se plainent de l’agitation de leurs enfants : « Ils s’arrêtent pas ! Ça se chamaille, ils crient ! Y’a toujours quelque chose ». À ces parents j’aime leur répondre qu’il est irréel de vouloir qu’un enfant se comporte aussi sagement qu’un adulte. Notre prophète (PBSL) l’avait bien compris. Il ne manquait pas une occasion pour se prêter au jeu avec ses petits enfants.

A retenir

En règle générale, la lutte de pouvoir se manifeste quand les parents ont essayé de coupé court à la demande d’attention de leur enfant, ce qui laisse place à un rapport de force. Pour finir, on peut prendre l’exemple de Sara qui défie l’autorité de sa mère. Bien qu’elle sache qu’il est l’heure d’aller se coucher, elle insiste pour se coucher un peu plus tard. Sa maman cède une première fois, sans s’en rendre compte, elle tombe dans le piège de la lutte de pouvoir. En contre partie Sara se réjouie de son refus d’obéissance, elle sent qu’elle à de l’importance et qu’elle remporte la victoire.

Il y a lutte de pouvoir lorsque le parent comme l’enfant cherche à montrer qu’il est le « chef ».

Si votre enfant à pour habitude de faire une démonstration de force pour obtenir ce qu’il veut, ne vous prêtez pas à son jeu. La moindre tentative de votre part pour l’arrêter, fera intensifier son comportement agressif.

Dans l’exemple de Sara, la mère aurait mieux fait de dire à sa fille : « D’accord, si tu ne veux aller te coucher. Mais saches que je ne suis plus à ta disposition. Et comme demain tu seras trop fatiguée,  je ne te réveillerai pas pour aller à l’école. Crois-tu que ta maîtresse sera contente de ne pas te voir demain ? »

Au vu de tout ce qui précède, il faut retenir que la lutte de pouvoir avec votre enfant doit se faire avec beaucoup de tacts. Que cela soit une situation temporaire ou un véritable problème psychologique, rien ne doit être pris à la légère. L’essentiel est de l’entourer de beaucoup d’amour, d’attention et de fermeté à la fois.

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