Comprendre le cerveau de votre enfant

Cerveau en mode construction

À la naissance de votre bébé, la joie était immense dans la famille. Quelques années plus tard, le voilà qu’il commence à marcher, puis à s’exprimer. Ensuite, au fil du temps, viennent des moments où vous ne comprenez plus ce qui se passe dans la tête de votre petit enfant. Parfois sans raison logique, quand vous lui parlez, il devient  agité, bruyant, colérique, désagréable. Au moindre contact, il devient agressif et violent. Quand la situation vous dépasse, vous vous demandez ce qui ne va pas chez lui. « Je ne comprends pas ce qu’il a, ça fait 2 minutes que tout allait bien. » « Plus il grandit, plus il devient colérique et agressif ».  Alors, est-ce que tout va bien dans son cerveau ?  Ou c’est vous qui êtes perdu dans votre rôle de parent éducateur? Dans cet article, vous verrez comment fonctionne le cerveau de votre petit enfant afin de mieux le comprendre et de mieux réagir.

De quoi est constitué le cerveau d’un enfant ?

Toute action déclenchée par une personne est guidée par son cerveau. C’est pareil chez l’enfant. Il est donc important de comprendre un tant soit peu comment ce mécanisme marche chez lui afin de l’aider convenablement. En effet, le cerveau est un organe divisé en plusieurs régions. Il y a le cerveau d’en bas, le cerveau d’en haut, le cerveau gauche, le cerveau droit, le corps calleux, le cerveau reptilien et le cerveau limbique. Chaque secteur a sa fonction. Tout va bien dans la tête de votre bébé lorsque toutes ces parties travaillent en symbiose. C’est à ce moment qu’on dira que votre enfant est un enfant « intégré », il s’adapte et entre en bonne interaction avec son environnement actif. Mais avant d’obtenir un tel résultat, il vous reviendra en tant que parent éducateur d’assumer votre fonction.

La question qui se pose donc est de savoir comment devez-vous vous y prendre avec votre enfant ?

Astuce N°1 : Renouez le lien avec votre enfant avant de le réorienter

En effet, un enfant qui exprime une émotion fait usage de son cerveau droit. A ce moment précis, il ne doit pas être contrarié. Vous devez faire preuve de compassion à son égard afin qu’il sente que vous l’avez compris. C’est après cette étape que vous pouvez le raisonner en faisant appel à son cerveau gauche. Faire cela, favoriser le bon développement psychologique et affectif de votre enfant.

Astuce N°2 : Parlez-lui en étant moins dur

Chose fréquente, votre enfant s’est fait mal quelque part, à son pied, sa main ou une autre partie sur son corps et il se plaint. À son âge, c’est une réaction normale et systématique. Il a besoin que vous le réconfortiez au lieu de le sermonner. C’est de cette façon qu’il vous dira tout ce qu’il éprouve. Accueillez ses émotions avec compassion et une écoute active.

 

Astuce N°3 : N’en rajoutez pas à sa colère

Tout le monde peut se mettre en colère et Dieu c’est que ça peut être encore pire chez les enfants. Quand c’est le cas, inutile de rajouter de l’huile sur le feu. Calmez votre enfant en lui posant des questions qui l’ont amené à se retrouver dans cet état. Ensuite, proposez-lui des approches de solution, pour résoudre son problème ou sa difficulté. Ainsi vous l’amènerez à faire travailler son cerveau du haut et par la même occasion calmer son cerveau du bas.

Astuce N°4 : Créez de l’empathie chez l’enfant

Il peut arriver que votre jeune enfant prenne un objet qui ne lui appartient pas. Mesurer votre réaction de vos gestes. Ne l’obligeait pas par la force à le rendre. Amenez-le plutôt à ressentir ce que le propriétaire ressentirait s’il ne retrouve pas son objet. Créez de l’empathie chez votre enfant en l’invitant à le faire lui-même. S’il s’entête et refuse, redirigez-le d’abord vers autre chose et rendez l’objet.

Astuce N°5 : Ne brandissez pas le bâton tout de suite

Il y a des jours où tout roule comme sur des roulettes. D’autres jours moins. Certains jours votre enfant refuse même de vous obéir. N’est-ce pas ? Ne vous fâchez pas tout de suite. Habituez votre enfant à réagir de la sorte, nourrira sa rancœur et sa résistance. Proposez-lui plutôt un petit jeu simple et rapide, qui l’amènera à se détendre et à coopérer. Ensuite, revenez à votre demande gentiment.

Astuce N°6 : Aidez-le à oublier son passé

Votre enfant peut avoir du mal à progresser à cause d’une situation malheureuse qu’il avait vécue dans son passé. Un blocage psychologique qui l’empêche d’avoir confiance en lui. Tentez de rentrer dans le monde de votre enfant, observez-le, essayez de déceler une faiblesse qui lui fait défaut tant dans son comportement que dans son bon développement. Vous devez chercher à savoir de quoi il est question et en discuter profondément avec lui. Questionnez-le très souvent et mettez-le en confiance. Il finira bien par dire ce qui le dérange. Si tel est le cas, votre enfant a besoin d’être rassuré que tout va désormais bien.

Astuce N°7 : Rappelez-lui les meilleurs comme les bons souvenirs

Faites travailler sa mémoire implicite et explicite. À la fin de la journée, demandez à votre petit de vous rappeler tout ce qu’il a vécu de bon comme de mauvais. Et si une chose était à refaire, quelle serait cette chose là ? Mettre des mots sur ce qui nous agréable comme désagréable est important pour un enfant.

Astuce N°8 : Apprenez à votre enfant qu’aucune situation n’est éternelle

Le jeune enfant doit comprendre que le changement de ses émotions est normal. Tantôt il ressentira de l’amour tantôt il ressentira de la colère contre quelqu’un. Nous connaissons tous les phrases « bateau » des enfants, en âge d’aller à l’école « Sarah n’est plus ma copine… » « Je ne suis plus la copine de  Inès… ». Profiter de moments comme ceux là pour enseigner à vitre enfant que rien n’est acquis dans la vie. Les amitiés peuvent se faire comme se défaire. Seul l’amour du parent est éternel. Ainsi va la vie.

Astuce N°9 : Amenez le petit à prendre conscience de ses ressentiments

Plusieurs émotions caractérisent une personne : la colère, la joie, la déception, la peur, l’amour pour ne citer que celles-là. Votre enfant doit savoir que tout ceci fait partie de sa vie. Les visualiser avec lui une par une à travers des cartes ou des dessins l’aiderons à mettre des mots sur ses propres émotions. Pas plus tard qu’hier j’ai dessiné trois smiley à mon plus jeune, il m’a montré celui qui était triste. Ensemble nous avons vu ce qui le chagriné et comment lui redonner le sourire (validation des sentiments et recherche de solution).

Astuce N°10 : Allez droit au but avec votre jeune enfant

Soyez franc avec votre enfant. Au lieu de lui mentir, montrez-lui qu’il est capable de changer ses moments de peur en des moments de sérénité.

Somme toute, il faut noter que toutes les réactions de votre enfant ont une explication. C’est à vous de chercher à comprendre le pourquoi du comment avant de le blâmer. Par ailleurs, soyez patient avec lui, car son cerveau est encore en pleine croissance. Pour preuve, hier soir ma benjamine déjà dans son lit, me dit qu’elle a peut de dormir car persuadé que des petites bêtes vont venir sur elle pendant qu’elle dormira. Évidement certaines choses sont irrationnelles et incompréhensibles chez nos plus jeunes enfants. Pour mieux la rassurer nous avons refait son lit, retirer tous les doudous qui la gênés, rangé ses cheveux qui lui picotés le front et qui s’apparenté à des piqûres d’abeilles selon elle. Une fois toutes suspicions écarté, récitation d’invocations et le tour était joué. Et si au final nos enfants ne recherchent que notre protection ?

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