Comment bien éduquer un enfant de 6 à 12 ans ?

On n’est plus sûr de l’éducation donnée aux enfants de nos jours. Avec la technologie très avancée, il faut savoir poser des règles efficaces. Une tâche pas facile à accomplir pour le parent. Notez que chaque étape de sa vie vous marquera, mais vous n’aurez aucun regret, car vous aurez tout fait pour lui assurer un avenir meilleur. Mais alors comment bien éduquer un enfant de 6 à 12 ans ?

L’Imam ‘Alî ibn Abî Tâlib (PS) a dit :

« Ton enfant, joue avec lui pendant ses sept premières années ; puis éduque-le pendant les sept années qui suivent ; et fais-en un compagnon pour les sept années suivantes, puis laisse-le agir à sa guise. »

Comment corriger ses enfants avec tact ?

Une fois que l’enfant commence à grandir, on doit lui apprendre la discipline et faire preuve de plus fermeté. Pour mieux faire, on doit apprendre à le corriger avec tact pour lui apprendre le respect. Éduquer un enfant dont le comportement est compliqué, parce que qu’il est motivé par des croyances cachées (Article à venir), piquera toujours des crises de colère quand vous parlerez avec lui. Pourtant, dans ces moments là, il devient nécessaire de le corriger avec fermeté et bienveillance pour qu’il ne refasse plus la même erreur. Ainsi, vous l’aiderez à préparer son futur. Mais surtout à établir une relation, parent-enfant, pérenne et solide, capable d’affronter les turbulences de la futur période d’adolescence.

La parentalité positive à l’âge de la raison

La parentalité positive est un système qui consiste à contribuer à l’épanouissement de son enfant contrairement à l’intégration de loi. On profite des erreurs pour expliquez à son petit, que ce qu’il a fait n’est pas bien, au lieu de lui imposer directement des limites qui pourraient le frustré. C’est entre l’âge de 7 à 12 ans que les enfants commencent surtout à raisonner en utilisant ses parents contre eux-mêmes. J’ai constaté dernièrement chez Mademoiselle H. certaines prises de positions qui laissaient entrevoir les prémisses de la période post-adolescence. Elle avait pour ainsi dire, durcit certains de ces traits de caractère et avait tendance à réagir comme pourrait réagir une personne avec des sauts d’humeurs. Dans ces âges là, l’enfant teste la fiabilité et la limite des règles que le parent impose pour lui. C’est justement dans cette phase que ma fille se trouvait inconsciemment. Car il faut savoir que nos enfants toujours motivés par leurs émotions et leur développement hormonal agissent sans l’intention de faire du mal (sauf cas particulier : lutte de pouvoir, rébellion).

Gérer les conflits à froid

Pour ma part, je n’ai pas pour habitude de gérer les désaccords à chaud. Dans ces moments là, je privilégie le temps de pause. Un break essentiel pour remettre son cortex préfrontal en place et ainsi être de nouveau être en capacité de tenir un raisonnement logique avec son enfant. On retrouve cet outil à la fois dans nos recommandations prophétiques qu’en discipline positive. Voilà ce que j’ai donc dit à ma fille au cours d’une discussion : « ….Tiens, j’en profite qu’on parle de cela, pour te dire que j’ai remarqué ces derniers jours que tu t’emportais facilement sur pas grand chose. Est-ce que tu veux me parler d’une chose qui te préoccupe ? Ou bien y’a-t-il des choses qui te dérangent à l’école ? Ne t’endurcies pas, tu sais que quoi qu’il se passe je suis toujours là pour toi… ». Ces simples paroles ont suffit à ma fille pour qu’elle se mette à pleurer. Le plus positif, c’est qu’elle m’a avoué avoir eu conscience de ce changement, qu’elle n’aimait pas du tout voir en elle. Elle s’est excusée et m’a serré fort dans ses bras. Comme quoi, il suffit parfois d’un rien pour corriger une attitude, un comportement. Nos enfants grandissant ont toujours besoin de ressentir notre amour inconditionnel et notre protection.

Ne pas céder

Pour chaque bêtise, il est important de faire prendre conscience à son enfant la responsabilité de ses actes. D’où l’intérêt de le prévenir qu’en cas de récidive, des règles seront établit à cet effet. A vous de déciderez de ce que vous mettrez en place à ce moment là (appeler communément en discipline positive les conséquences logiques).

D’autre part, une bonne éducation n’est jamais synonyme de convaincre ni de négocier avec l’enfant. Il faut qu’il sache la valeur de ce qu’on veut lui apprendre. S’il essaie de vous amadouer, ne vous laissez pas faire ! Ne pas céder est le maître mot. Dites-lui qu’il y a un temps pour toutes choses, que ce soit pour les câlins, le temps ensemble, l’achat de jeux, les sorties et autres. Cependant, il faut lui rappeler que vous agissez pour son bien et par amour pour lui.

Comment apprendre à gérer un pré-adolescent ?

Après la période du jeu, entre 3 et 6 ans,  c’est la période de l’éducation et de l’enseignement par excellence qui commence ; puis suit la période où l’on doit discuter avec son enfant, garçon ou fille. C’est ce que l’on appelle l’âge de l’accompagnement, l’âge de la raison, on va le conseiller, devenir son soutien et son ami.

Il est vrai qu’avoir un pré-adolescent à la maison équivaut à crise, stress, peur, querelle, et tout ce qui est en rapport avec les objections. Et oui, c’est à ce stade que l’éducation devient critique. Ce n’est pas pour rien, que c’est le passage que les parents craignent le plus dans l’éducation d’un enfant.

Comment agir avec lui ? Quelle est la meilleure manière de lui parler ?Comment le rectifier sans le pousser à bout ? Pourquoi fait-il ceci ou cela ?  Toutes ces questions, parfois inexplicables, trottent dans la tête des parents.

Le comble, c’est surtout comment lui faire comprendre qu’il faut savoir bien sélectionner ses amis, comment être respectueux de tous à travers le vivre ensemble, etc. La première habitude que vous devez avoir face à une telle situation, c’est de toujours garder votre calme. Respirez profondément, parlez doucement sans hausser le ton, même après une contradiction venant de lui.

Le respect Parent/Enfant

Gardez en tête que vous devez être son modèle en tout point et montrez toujours le bon exemple. Soyez stricte et arrêtez de jouer les parents/copains pendant les conflits.

C’est une étape normale chez l’évolution de l’enfant de toujours vous pousser à bout et de vouloir enfreindre les règles. D’une manière ou d’une autre, pour vous faire respecter par votre pré-adolescent, pas de secret, respectez-le aussi.

Exemple : Il demande à sortir avec ses copains ? Acceptez, mais sous une condition à respecter. Un peu de liberté permettra également à votre enfant de s’épanouir et d’avoir une vie sociale en dehors du cocon familial, toujours avec encadrement. Dans le cas où vous le lui interdisez la sortie, rappelez-lui les raisons du refus. Donnez-lui une raison valable telle que des devoirs non terminés, que l’ami(e) avec qui il compte sortir est peu fréquentable, le lieu de la sortie qui semble inadapté pour leur âge ou qu’une autre chose était prévue pour ce moment là. En aparté, pour les parents les plus à cran, ne dramatisez pas non plus dans les épisodes où votre enfant vous « déteste »  parce que le sentiment est aussi partagé quand c’est lui qui vous agace.

La notion d’ordre en construction de l’intérieur comme de l’extérieur

L’autre aspect pour lequel les parents répètent souvent les choses : l’organisation et la propreté. Petit conseil, apprenez la propreté à votre fille ou à votre fils dès le plus jeune âge, ses 5 ans environ. Malgré cela, un enfant a également besoin de son espace personnel pour se construire lui-même. Certes, une chambre en désordre n’est jamais plaisante pour un parent.  Mais, au bout d’un moment, laissez son environnement tel qu’il le souhaite sans y intervenir. Sachez qu’il vous connait par cœur désormais et que parfois il essaiera de toucher votre point faible, s’il ressentira le besoin de vous provoquer. C’est simple, occupez-vous seulement des pièces communes. C’est pour m’a part, ce que je fais très souvent.

Autre chose pour mieux comprendre son enfant, se souvenir de cette période de notre vie où nos parents ont également usé de la pression pour faire ce qu’ils nous disaient de faire.

L’âge de l’instruction active

De 7 à 12 ans, c’est l’idéal pour renforcer l’éducation intellectuelle de nos enfants. À cette période de vie, l’enfant est plus disposer à valider les enseignements qu’on lui transmet. Chose qui deviendra plus laborieuse à l’adolescence. Ce n’est pas pour rien que notre Messager (PBSL) mettait un point d’honneur à instruire les jeunes disciples durant cette tranche d’âge. Voici le récit d’Ibn ‘Abbas à ce sujet :

« Un jour, alors que j’étais en croupe derrière le Prophète (PBSL), il m’enseigna ceci : « Garçon! Je vais te donner certains enseignements: observe les prescriptions d’Allah, Il te protégera. Observe les prescriptions d’Allah, tu Le retrouveras avec toi. Si tu dois demander, demande à Allah et si tu demandes de l’aide, demande-la à Allah. Et sache que si la communauté entière se rassemblait pour te faire bénéficier d’un bien, elle ne te ferait bénéficier que de ce qu’Allah t’a destiné. Et si elle se rassemblait pour te causer un tort, elle ne te causerait que le tort qu’Allah t’a destiné. Les plumes sont levées, ont cessé d’écrire et l’encre des pages a séché. » »

(Rapporté par At-Tirmidhi)

Que démontre cette parole prophétique ? Tout simplement que le Prophète (PBSL) a estimé qu’Ibn ‘Abbas, qui n’avait pas encore atteint l’âge de la puberté, était capable d’intégrer d’autres notions plus larges pour l’aider à grandir et à se construire.

Sur ce point, de nombreux chercheurs en neuroscience confirment finalement ce hadith vieux de plusieurs centaines d’années. Selon quoi, l’enfant effectivement atteint l’âge de la raison vers 6-7 ans à travers une meilleure compréhension du monde, un meilleur discernement entre le bon et le mauvais. Un âge où débute l’apprentissage de la lecture et donc la construction de son propre raisonnement.

Persévérer

Dans tout ce que nous entreprenons pour nos enfants, il faut persévérer et avoir la conviction que nos enfants seront une génération vertueuse pleine de talents, à la fois pour eux-mêmes et pour la société toute entière.

En cela, dès leur plus jeune âge jusqu’à leur jeunesse, adoptez la parentalité positive pour leur bien-être, leur épanouissement, ainsi que le votre.

Poser une autorité juste en famille, indispensable, pour rester un parent confiant dont le but final est d’avoir un enfant bien éduqué et respectueux.

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