…”C’est à toi de ramasser tes pièces de puzzle”

Tu es capable de ramasser tes affaires

Aujourd’hui la journée commence plutôt bien pour Monsieur O. 3 ans. Le choix du petit déjeuner arrive à se faire dans le calme. Juste après il choisit de s’attaquer à son puzzle préféré, celui des animaux de la savane, 35 pièces qu’il se donne à cœur joie de faire tout seul. Sauf, qu’il y a un MAIS…retourner les pièces, il n’aime pas ça et par-dessus tout, il y en a une qui tombe par terre…CA…TA…STROPHE !!! Il s’emporte et me demande de la lui ramasser. Clairement je lui ai dit : …”C’est à toi de ramasser tes pièces de puzzle”. Il insiste en montrant son mécontentement. Mais moi-même je reste sur ma position….JE NE VEUX PAS CÉDER ! Furieux, il saisit un foulard à proximité de lui et le jeter sur la table. Manque de bol, il tombe et s’imprègne de l’huile d’olive restée dans l’assiette.

 

Côté parent

Monsieur O. a été vexé que je lui refuse sa demande. Pour ma part, une pièce de puzzle qui tombe ce n’est pas très grave. D’autant plus qu’il lui suffisait juste de descendre de sa chaise pour la ramasser…Il en était capable ! Pas de doute la dessus…mon cher fils s’est emporté pour attirer l’attention sur lui.

 

Côté enfant

Il est toujours excitant de s’attaquer à un puzzle que l’on a appris à terminer tout seul…comme un grand ! Mais en règle générale la partie qui consiste à retourner les pièces ne motive pas un grand nombre d’enfants. Et par-dessus tout, il faut pouvoir disposer toutes les pièces du puzzle sur la table, ça aussi ce n’est pas toujours facile….Mais ça s’apprend. L’objectif de Monsieur O. est d’imbriquer les pièces de son puzzle entre elles pour admirer sa réussite et se faire féliciter. Sauf que de voir une pièce tomber, c’est la motivation et l’objectif qui s’envole. Lui qui voulait tant montrer sa capacité à réaliser son puzzle à sa mère lui échappent…à cause d’une satané pièce. Quand cela s’est produit, il a senti ses chances de réussite s’amoindrir, ce qui a déclenché chez lui de la colère.

 

Solution

Dans cette épisode, Monsieur O. a ressenti de l’incapacité à atteindre son objectif, ce qui a engendré son mécontentement. L’espoir qu’il avait que je lui ramasse sa pièce c’est envolé au moment où je lui ai dit qu’il pouvait le faire de lui-même. Attristé par mon refus, il s’est senti dévasté. Pourtant, on peut penser que ramasser une pièce au pied de la chaise paraît insignifiant.

Rappelons que le cerveau immature de nos enfants, ne leur permet pas de gérer au mieux leurs émotions. Au contraire ils sont en proie à leurs émotions, souvent disproportionné de la réalité.

Sans un mot, je lui montre le résultat de son acte, le foulard taché d’huile (Communication non verbale) et je contiens ma frustration. Après tout, je me suis dit qu’il vaut mieux qu’il tire une leçon de son geste plutôt que de m’emporter contre lui. Un petit tour dans la machine à laver et l’huile sera vite enlevée.

J’ai appris avec le temps, qu’il est parfois plus utile de passer un message par le silence que d’user de la correction. Par la même occasion je l’ai laissé exprimer sa colère. Parce qu’il vaut mieux pour un enfant d’évacuer sa colère, plutôt que de la contenir pour l’évacuer plus tard à travers un mauvais comportement.

Finalité, mon fils a réalisé qu’il avait commis une  erreur. Pour se rattraper, il est allé me chercher un autre foulard qu’il a déposé discrètement derrière moi. Une manière pour lui de se faire pardonner. Je l’ai pris dans mes bras pour lui montrer que j’ai compris sa colère (validation des sentiments). Il est retourné à sa place, sans oublier de ramasser sa fameuse pièce de puzzle😃.

Certes, on ne peut pas assister nos enfants dans tout ce qu’ils font. Comme nous ne pouvons pas toujours être à leur disposition, agir au moment et quand ils nous le demandent. En revanche, nous pouvons les amener à assumer leur responsabilité pour les préparer à ce qui les attend une fois adulte. Rien n’est acquis d’avance.

 

Faire appel à ses propres souvenirs

Pour mieux faire face aux réactions de votre enfant, essayez de vous rappeler une situation pendant laquelle votre colère a été niée et que la réponse à cette colère était la correction. Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous trouvé cette sentence juste ? Vos parents ont-ils été à votre écoute ? Peut-être même avez-vous cumulé des années de frustrations et de colères refoulées ?

Si vous avez tendance à perdre le contrôle face aux colères de votre enfant, c’est peut-être parce que vous aussi vous avez été privé d’exprimer vos émotions étant plus jeune. Si tel est le cas, faites un premier travail vers le changement positif. Réparez d’abord vos blessures d’enfance, en étant convaincu que ce que vous avez vécu n’était pas respectueux. Les travaux d’Alice Miller chercheuse de l’enfance peuvent vous servir de guide.

Pour vos blessures plus profondes, prenez avis auprès d’un Psychothérapeute comme Linda Bendjafer / Ilham Balayl / Hanane Benchikh

Dans tout ce que vous faites pour vos enfants n’oubliez pas votre objectif de vie, nous avons été missionné par Dieu pour leur donner le meilleur en leur transmettant des talents et des compétences de vie. Toute une chaîne de transmission profitable à la fois pour vous, mais surtout pour votre enfant  quand il aura atteint une pleine confiance en lui.  

N’hésitez pas à partager et à nous faire part de vos propres expériences en commentaires !!

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