8 Routines pour faire aimer les devoirs

Parce que les devoirs ne sont pas une partie de plaisir

C’est à travers notre vécu, qu’aujourd’hui nous souhaitons donner le meilleur à nos enfants. J’ai un souvenir qu’en rentrant de l’école, les devoirs étaient loin d’être une préoccupation immédiate. On préférait faire tout autre choses que de se casser la tête à résoudre le problème de math ou de préparer la dictée du lendemain. Et pourtant avec du recule, ce n’est que maintenant que nous comprenons la réalité et les retombées à long terme des études et donc des devoirs.

Évidement nous aimerions tant que nos enfants apprécient de faire leurs devoirs et étudier. Avouons que ce serait génial si ce rêve parental pouvait se réaliser ?

A défaut de pouvoir l’être, voyons ensemble quelques conseils pratiques : 8 routines pour faire aimer les devoirs à nos enfants. Mais aussi pour rendre moins contraignant le moment des devoir et de l’apprentissage, à la fois pour nos enfants et pour nous-mêmes.

Ces 8 habitudes sont un excellent point de départ pour conduire nos enfants vers la réussite. Des habitudes qui deviendront par la suite des compétences profitables dans leurs responsabilités futures.

1.   Faire le plein d’énergie

Après l’école, tous les enfants se réjouissent de prendre leur goûter. Un moment de pause et de réconfort qui leur permet de recharger leur batterie et de vider leurs esprits. Il leur faut bien 30 minutes à nos petites têtes pour relâcher le stress de la journée et se détendre un peu. Dans la mesure du possible, le goûter doit être équilibré. Des petites exceptions sont tolérables. Une fois par semaine mes enfants ont droit à une petite tartelette aux fruits de chez le boulanger du coin. Les bonbons sont rares, mais ils y en ont droit de temps en temps.

Ainsi, après avoir donné à nos enfants de quoi satisfaire leurs papilles et remplir leur estomac. Voyons comment leur faire accepter plus facilement le moment des devoirs.

2.   Stopper toutes formes de distractions

 « Issa, si tu arrêtais tes allers-retours, y’a longtemps que ton travail serait terminé ! »

« Lamia, arrête de discuter avec ton frère, concentre toi quelques minutes ! »

 « Sarah, concentre-toi sur tes devoirs, plutôt que de regarder ce qui se passe par la fenêtre »

Ces remarques vous sont sûrement familières. Pourtant ce n’est pas l’incapacité de nos enfants à faire le travail qui nous pousse à répliquer comme ça et encore moins leur manque d’intelligence. Bien sûr que non. Ce sont toutes les formes de distraction qui vient perturber leur concentration. Le moindre battement d’aile d’un moustique pourrait être source d’amusement ou de détournement de l’attention.

Pour éviter que nos enfants ne s’éparpille dans leurs devoirs et de rendre leur travail sans fin, il vaut mieux éliminer tout élément parasitaire qui pourrait perturber leur attention, comme : les téléphones, les tablettes, la télévision allumée, les discussions, les jeux à proximité.

En plus de cela, s’assurer que notre enfant travail dans un endroit adapté, lumineux et clame sans qu’il n’y ait quelqu’un pour le détourner de ses devoirs.

C’est simple, moins l’enfant sera attirer par des sources distractives, plus le travail sera de qualité et moins il prendra du temps.

3.   Rendre les devoirs moins contraignants

On peut comprendre la démotivation que peuvent avoir nos enfants au sujet des devoirs. C’est comme si vous et moi, après le travail, soyons obligé de ramener du travail à la maison pour le terminer pour le lendemain.

C’est pourquoi et dans la mesure du possible, inculquons à nos enfants que les devoirs peuvent être intéressants.

Effectivement, une leçon d’algèbre ou d’histoire n’a rien d’attrayant. Pire quand on sait que ça ne leur servira pas dans leur vie future et qu’au final on peut penser que c’est inutile. Mais pas le choix, faut composer avec.

le Mind Mapping

En ce sens, je me suis formée aux techniques de mémorisation et de Mind Mapping. Cette dernière méthode permet de synthétiser une leçon, une information (par exemple) à partir d’une représentation graphique attrayante (carte mentale). Elle a permis à ma fille en élémentaire d’avoir un autre regard sur l’apprentissage des connaissances, grâce aux couleurs et aux dessins sur schémas. Pour revenir à nos équations d’algèbre et comment les rendre plus digestes. J’essaye d’encourager mon enfant par le biais de son imagination à regarder les chiffres autrement. C’est-à-dire en leurs faisant prendre vie, à travers des situations fictives et plus représentatives.

Convaincre ses enfants qu’il y a du positif à faire ses devoirs peut prendre du temps et je sais aussi qu’on est court de temps. Mais cet investissement de départ garantira un gain de temps pour la suite quand ils seront disposés à coopérer et à être plus autonome à faire leurs devoirs par eux-mêmes. L’appréciation des devoirs passe aussi par une meilleure compréhension du travail à faire. Si nos enfants comprennent leur leçon, ils n’éprouveront pas grande difficulté à faire leurs exercices maison et ils se prêteront plus facilement au travail. C’est maintenant un plaisir de voir ma fille prendre son cartable de son près gré, après le goûter, et de se diriger vers son bureau.

Certes les devoirs ne sont certainement pas une partie de plaisir, mais il faut aussi que nos enfants comprennent que tout n’est pas amusant dans la vie. Il y a beaucoup plus contraignant comme laver la vaisselle, tendre le linge, passer la serpillère, ranger la maison…

4.   Encourager nos enfants à faire eux même leur travail

Je ne sais pas vous, mais il m’est déjà arrivé de sortir mes enfants toute la journée pour me rendre compte en rentrant que l’un d’entre eux avait un exposé à travailler pour le lendemain !

Catastrophe ! C’est le genre de mauvaise nouvelle qui vous fait regretter votre journée, aussi bonne fut-elle. Dans un tel cas de figure, trois possibilités s’offrent à nous :

  • Vous vous mettez au travail jusqu’à une heure tardive le soir. Mais au final il vous laisse faire le travail tellement vous êtes déterminé plus que lui,
  • Soit il « chouine » et répète inlassablement qu’il n’y arrive pas, jusqu’à perdre ses moyens et pleurer,
  • Au vu de la journée, votre enfant est épuisé, incapable de travailler. Tant pis il est 23 heures. Il est bon pour aller se coucher

Dans ces trois cas, il y a de grande chance que ce soit vous qui terminiez le travail à sa place. En raison de l’amour que vous lui portez et parce que vous voudriez qu’il obtienne une bonne note.

Beaucoup d’entre nous prenons l’habitude d’aider nos enfants, parfois jusqu’à l’épuisement. Évidement, nous agissons dans un souci de bien faire.

Mais aidons nous vraiment nos enfants en faisant cela ?

Ne doivent-ils pas comprendre que seuls leurs propres efforts porteront leurs fruits ?

Qu’ils méritent une bonne note uniquement si c’est le résultat de leur travail et non celui de leurs parents ?

Venir à la rescousse qu’en cas de réelle difficulté

Reconnaissons qu’il est de notre responsabilité d’encourager et d’aider nos enfants dans leurs difficultés, les guider et les conseiller efficacement et avec douceur. Mais sans les assister ou faire à leur place !

Je dis cela parce que beaucoup s’y perde dans la gestion des devoir avec leurs enfants. Ils passent d’un sentiment d’impuissance à des luttes de pouvoir fatigants. Répondez présent si (comme moi) vous vous êtes retrouvé à batailler au sujet des devoirs. Dès que nos enfants grandissent et qu’ils sont en capacité de prendre en charge une partie de leur devoirs, il est nécessaire de leur faire prendre conscience que cette responsabilité devient la leur. Les efforts doivent venir d’eux-mêmes. C’est comme ça qu’ils sortiront gagnants.

Cette autonomie dans le travail peut s’appliquer chez les plus jeunes. Si vous avez des enfants en maternelle, encouragez les à faire leurs travaux aussi seuls que possible, toujours en supervisant, mais seul. L’essentiel étant de leur donner les instructions suffisantes pour pouvoir s’atteler à leur tâche. Plus les enfants apprennent jeunes, plus ils accepteront de faire leurs devoir au fur et à mesure qu’ils augmenteront avec les années qui passeront.

5.   Devoirs : utiliser la formule « Quand – Alors »

Toute chose se déroule bien quand elle entre dans un programme quotidien. Et pour respecter ce programme, il y a cette formule que j’affectionne et qui marche très bien sur mes enfants et les votre j’en douterai pas un seul instant. C’est le « Quand – Alors ». Il faut que vos enfants comprennent que c’est une fois les devoirs terminés que les distractions peuvent avoir lieux.

Voilà par exemple ce qu’il m’arrive de dire :

«  Quand tu auras terminé tes devoirs, alors tu pourras regarder tes 30 min de dessins »

«  Quand tu auras résolu tes problème de maths, Alors ça voudra dire que tu es libre de jouer au ballon »

Le fait de donner une contribution (différent de la récompense) à l’activité quotidienne (ici les devoirs), en utilisant « alors », encourage l’enfant à accomplir ce qu’il lui revient de faire avec plus de motivation. Pour plus d’efficacité, utiliser systématiquement cet outil, jusqu’à ce que la routine des devoirs soit respectée.

L’objectif d’une routine est de permettre à l’enfant de savoir à quoi s’attendre. À force, il saura ce qu’il doit faire et il le fera. Avant même d’entamer une partie jeu, votre enfant saura qu’il doit s’attaquer avant tout à ses devoir.

C’est incroyable comment la routine du « Quand – Alors » rend les devoir plus « digeste ». Aussi, l’avantage pour le parent est qu’on a moins l’impression d’harceler nos enfants. La routine « Quand-Alors » apparait comme un garde fou, le mettre mot à suivre pour se dégager de ses responsabilités.

6.   Apprendre la gestion du temps

Dans le même sens, les devoirs doivent s’inscrire dans un plan journalier, qui permet de les terminer en un temps donné.

Non seulement la routine que l’on a vu précédemment est efficace pour amener nos enfants à s’activer sur leur devoirs et par la même occasion être un excellent moyen pour gérer le temps. Nous savons à quel point c’est important de programmer un temps pour chaque chose dans la vie. Par conséquent, un enfant habitué à avoir un rythme d’étude quotidien a plus de chance de maintenir cette cadence au fur et à mesure des années.

C’est pourquoi, avoir une montre à porté de vu aide les enfants a se motiver et à concentrer leur énergie pour un temps donné. C’est aussi un bon moyen pour fractionner leur travail.

Avec une montre il est plus facile de déterminer des pauses pour des enfants qui présentent des troubles de l’attention, par exemple. Cela reste valable pour tout autre enfant dans le but de maximiser son attention. A tester et à adapter selon l’enfant.

Trop de devoirs ?

Enfin si vous voyez que votre enfant à trop de devoirs, n’hésitez pas à faire remonter l’information auprès de l’enseignant. Je me souviens que lorsque ma fille était en CE2, nous étions plusieurs parents à s’être plaints du trop plein de devoir à faire. J’avais souvenir qu’on y passé parfois 1h30 voir plus, entre fiche de lecture et autres exercices, c’était excessif. Ce constat établit par plusieurs parents avait permis un allégement de la charge de travail à faire à la maison. En effet, le  but des devoirs est de pouvoir approfondir les notions vues en classe et maintenir une cadence de travail. Néanmoins, si la surcharge de travail est importante, elle peut développer un sentiment de stress et d’anxiété inutile chez le jeune enfant.

La planification d’une routine quotidienne à des heures déterminées garantie la bonne continuité pédagogique. Elle apprend la maitrise du temps et débarrassera nos enfants d’un tueur de temps « la procrastination ».

7.   Accompagner dans l’échec et la construction

Vous l’avez surement remarquez tout comme moi, mais laisser nos enfants faire eux-mêmes leurs devoirs, c’est s’attendre à ce qu’ils fassent plus d’erreurs. Évidement il nous est parfois difficile de l’accepter. Sûrement parce que l’échec dans notre société trouve difficilement sa place. Du moins il est mal vécu. Le seul objectif est d’arriver en tête. Cependant ne dit-on pas que : « c’est en faisant des erreurs qu’on apprend ».  Alors laissons nos enfants faire leur travail jusqu’au bout, pour voir ensemble les plus et les moins et faire des mauvaises réponses des opportunités d’apprentissage. Une compétence essentielle pour mieux rebondir sur les possibles échecs dans la vie future.

Faire de chaque difficulté une opportunité d’apprentissage
– un talent de vie inestimable

L’autre avantage, qu’il y a à laisser faire faire les devoirs, est de mesurer les efforts de votre enfant pour cibler ses vraies difficultés. Avant toute chose, commencez toujours par féliciter et encourager votre enfant dans le travail qu’il accomplit et ensuite traitez les choses à revoir.

A côté de cela, l’échec peut aussi être déclenché par l’enfant lui-même. Ce peut être le cas quand il boude une matière, qu’il l’a révisé d’un demi-œil, ou pire qu’il refuse de la réviser. Accepter ! La conséquence logique de son attitude lui vaudra des commentaires de la part de son enseignant. Mais comme généralement, l’enfant se souvient des mauvaises réponses et des commentaires qui les accompagnent, il retiendra qu’en l’absence de révisions,  les bonnes appréciations se font attendre. En plus de cela, il ne pourra pas blâmer son parent.

Je me rappelle une fois mon enfant qui avait une poésie à apprendre pour le lendemain. Manque de bol, elle avait oublié de mettre son cahier de poésie dans son cartable. J’ai tenté de la lui chercher sur internet, mais en vain. Elle était angoissée à l’idée de pouvoir être interrogé  le lendemain. C’est la conséquence naturelle de son oublie. Sans cahier, impossible d’apprendre. Je lui avais donc suggéré de prendre les devants, même si ce n’est pas évident pour un enfant, d’informer son enseignante dès son arrivée en classe. Finalement c’est ce qu’elle a fait. Voyant sa bonne foi, elle ne l’a interrogé que la fois d’après. Dans la foulée, ma fille n’a pas perdu de temps pour glisser son cahier de poésie dans son cartable. En voilà une excellente opportunité d’apprentissage. Un tel oublie ne s’est plus jamais reproduit. Impliquer l’enfant, c’est lui faire remarquer toutes les étapes nécessaires au bon déroulement de son instruction.

8.   Pas de place pour les récompenses

La récompense est ce qu’offrent beaucoup de parents à leurs enfants en échange d’une chose accomplie. Une manière d’obtenir cette chose rapidement et efficacement. Ma mère aime user de ce procéder pour obtenir un service de ses petits enfants. Sauf que cette stratégie ne produit que des effets à court terme.

Imaginez que vous promettez à l’un de vos enfants un petit sachet de bonbons s’il finit sa fiche de lecture. A coup sûr, il la terminera vite, sans pour autant s’intéresser à ce qu’il lit. Il y a même de grande chance qu’il perde toutes les informations qu’il a pu lire.

Pareil, imaginons que le lycée du coin promet en échange de bonnes notes une petite rémunération. Bon nombre des élèves seront motivé dans leur travail que par l’argent.

Dans les deux cas de figures, qui ne font pas figures d’exceptions, le plaisir d’apprendre est faussé. Le travail de compréhension est négligé.

C’est pourquoi, apprenons à nos enfants que la récompense se trouve ailleurs. La vraie récompense se vie de l’intérieur, avec le sentiment du devoir accomplit. Une satisfaction interne de pouvoir se dire « c’est grâce à mes efforts que j’ai réussi à résoudre tel problème et que j’ai compris-appris ma leçon d’histoire ».

Alors plutôt que de proposer une récompense, optez encore pour la solution routine du « Quand-Alors » : Quand le travail sera fait, alors tu pourras faire autre chose. Cette autre chose n’est pas un privilège mais une chose habituelle que votre enfant affectionne et dont il a droit régulièrement (ex : aller suivre son entrainement de hand). Seul l’ordre des choses est ici contrôlé.

Si vous avez l’occasion de tester cette solution au devoir « Quand-Alors » et que vous remarquez que votre enfant coopère, faites le nous savoir dans les commentaires !!!

Les devoirs pour les enfants à haut potentiel

On a tendance à l’oublier, mais tous les enfants ne se ressemblent pas. Bien que dans la majorité des cas, les parents luttent pour les devoirs avec leurs enfants. Beaucoup d’enfants à haut potentiel trouvent difficilement leur place dans le système scolaire. Certains ont les capacités pour réussir leurs évaluations sans avoir le besoin de réviser. Une raison qui les pousse à ne pas vouloir faire leurs devoirs.

Si votre enfant se trouve dans ce cas de figure, là encore il faut s’engager dans la discussion avec l’enseignant pour adapter la charge de travail de votre enfant.

Les devoirs pour les enfants ayant des troubles de l’attention (TDAH)

Globalement tous les conseils que l’on a vu ensemble peuvent être appliqués aux enfants ayant des TDAH, ainsi que pour les dyslexiques : routine « Quand-Alors », la gestion du temps et des temps de pause.

Il existe de nombreuses ressources intéressantes qui permettent une meilleure canalisation des émotions et donc un meilleur suivi pédagogique. Même si de loin la planification de routines quotidiennes apprivoise les émotions et l’énergie débordante des enfants atteints de TDAH.

J’espère que vous aurez l’occasion de tester ces 8 routines et qu’elles vous permettront de réduire les batailles dans lesquelles vous vous retrouvez parfois avec votre enfant et faire que les devoirs se passent bien.

Rejoignez notre communauté et pour rester informé inscrivez-vous  simplement à la Newsletter ! N’hésitez pas à partager !

Recevez des conseils PRATIQUES et SUPER AIDANTS
Pour éduquer SANS CULPABILISER !
et je reçois mes cadeaux de bienvenue 🙂

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*