7 Raisons qui font pleurer un enfant

Jusqu’à 3 ans, il est parfois difficile de connaitre les raisons qui font pleurer votre enfant. Pourtant quoi de plus normal qu’un enfant qui pleure. Tout comme il est compréhensible que nous puissions être frustrés quand il pleure trop souvent.

Mais à bien regarder, c’est le seul moyen qu’ont nos jeunes enfants pour verbaliser leur chagrin. Et quand bien même certain arrive à mettre des mots sur leurs maux, la  raison qui les poussent à pleurer n’est pas si rationnelle que ça.

D’ailleurs ça vous est peut-être déjà arrivé, que votre enfant pique une crise de colère au moment ou vous êtes en train  de réchauffer  un  plat au micro-onde. Pour lui c’est comme si cette nourriture se faisait engloutir par un autre que lui. J’en ai un à la maison, mon fils a du mal à contrôler ses envies quand il voit de la nourriture. Et c’est pour lui une bonne raison de pleurer. Soi dite en passant, les pleurs ne sont pas toujours une mauvaise chose en soit. Une étude américaine a d’ailleurs pu démontrer que les pleurs pouvaient aider à se sentir mieux. A plus forte raison quand un soutien affectif suit les pleurs et qu’il permet la résolution du problème.

D’où l’intérêt de se demander avant d’intervenir : « Pour quel raison mon enfant se met-t-il à pleurer ? Et cela, pour mieux comprendre l’origine du problème.

Alors qu’est ce qui peut bien faire pleurer un enfant ?

 

1.    Votre enfant est fatigué

Il suffit que je donne à ma benjamine une assiette qu’elle n’affectionne pas spécialement, pour qu’elle s’effondre en larmes. Assez surprenant car 2 minutes avant ça, rien ne laissé supposer cette réaction si spontanée. L’épuisement est la raison la plus fréquente qui amène un enfant à avoir un comportement si irrationnel.

Évidement, la fatigue est un phénomène naturel qu’on ne peut gérer à 100%. En revanche, jusqu’à 3-4 ans les enfants ont besoin d’un rythme plus ou moins régulé, qui leur permet d’éviter des pic de fatigue et donc des accès de colère parfois difficilement consolables. Ce rythme inclut une heure de couché habituelle et appropriée. Pour les moins d’un an : deux siestes sont recommandées. Jusqu’à l’âge de 3-4 ans selon l’enfant, une sieste l’après-midi.

Dans ces premières années, un enfant à besoins de beaucoup d’heures de sommeil. C’est pourquoi il n’est pas réparateur de le faire coucher à des heures tardives, comme celles d’un adulte. Dans l’idéal, le faire coucher entre 19 h et 21 heures.

Nous connaissons tous les signes évidents de la fatigue. Si votre enfants baille, se frotte les yeux, rentre dans un état d’hypersensibilité, manque d’énergie habituelle, il peut être bon de lui faire faire une sieste pour qu’il soit plus en capacité de reprendre le « contrôle » de son corps et de ses émotions.

2.    Votre enfant a faim

On dit que la faim justifie les moyens, une raison d’autant plus vrai pour les tous, tous petits. Généralement, la faim justifie les crises en larmes de nos petits enfants. Plus encore quand ils viennent de se lever de la sieste, ou que plusieurs se sont écoulés depuis le dernier repas. Une raison valable qui fait que la patience et l’humeur de votre bébé se détériore très rapidement.

À titre préventif, si vous avez l’idée de passer un temps hors de la maison, n’oubliez pas une collation qui pourra calmer et retarder l’arriver de quelques pleurs.

3.    Votre enfant est trop stimulé

Fêtes d’anniversaires, parcs d’animations, fêtes foraines, aires de structures gonflables. Les enfants sont très demandeurs de lieux comme ceux là. Sauf qu’il peut arriver un moment ou toute cette agitation devienne excessive pour nos enfants.

Cette explosion d’émotions fait qu’ils se retrouvent incapables d’exprimer ce qui ne va pas. Cette surexcitation peut donc conduire nos enfants à pleurer sans raison apparente. Pour calmer votre enfant, donner lui un moment de pause dans un coin plus calme, loin du bruit et de l’agitation, pour lui permettre de reprendre ses repères.

Si votre enfant est difficilement consolable, la meilleure solution serait de rentrer à la maison (environnement familier) pour faire retomber ce trop plein d’émotions.

4.    Votre enfant est stressé

Chez les enfants un peu plus âgés, les larmes sont souvent causées par le stress. On a du mal à croire que des enfants aussi jeunes puissent être stressés. On s’imagine que seules les grandes personnes, avec des responsabilités,  peuvent ressentir ce genre d’émotions.

Loin de nous cette fausse idée ! Nos enfants font partie de cette génération qui connaît aussi le stress. Comprenons qu’eux aussi peuvent être surchargés : entre l’école, la pratique d’un sport, l’enseignement religieux pour certaines et certains, les devoirs à faire à la maison. Cette accumulation de choses à faire amène nos enfants stresser. D’où l’importance de leur donner du temps pour souffler. Du temps libre pour qu’ils puissent jouer de manière créative et se détendre.

Quelque soit la manière dont vos enfant utilisent ou gèrent leur temps libre. L’essentiel est qu’ils comprennent que ce temps est dédié au repos, à l’oxygénation de leur esprit et de leur cerveau. Cette mise en pratique passe généralement par l’intention.

Spirituellement, on sait combien l’intention est une notion importante pour donner du sens aux actions que l’on entreprend.  Il est donc utile d’enseigner à nos enfants le pouvoir de l’intention. Dans le cadre de l’utilisation de son temps libre, l’enfant programmera son cerveau pour profiter pleinement d’un temps pour se dégager de ses obligations de la semaine. Ainsi, la notion de bien être prends tout son sens et donne des résultats positifs quand elle est préméditée par l’intention.

A ce propos, on peut citer cette parole rapportée par Omar (Paix sur lui) :

« J’ai entendu le Prophète (PDSL) dire : « Les actes ne valent que selon les intentions qui les animent et chacun n’a pour lui que  ce qu’il a eu réellement l’intention de faire. »

(Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim)

Mais ce n’est pas tout, il y a aussi cette chose invisible, celle que entoure et stress nos enfants. Il s’agit de leur environnement actif. On peut y retrouver la dispute qui a éclaté entre les parents ; le changement d’école, un déménagement, une querelle avec un camarade de classe ; de mauvais résultats à l’école ; les informations du journal télévisé. Tout ce qui vient perturber la tranquillité et la routine de nos enfants. Ces événements de vie stressants, pèsent sur eux. Parfois, pour se soulager, ils ne trouvent pas d’autres moyens que de pleurer..

Pendre conscience de cela, c’est mieux réagir face à ce genre de réactions inhabituelles. Si vos enfants sont plus jeunes, c’est par exemple : les aider à changer d’environnement ; agir pour réduire les situations stressantes ; les accompagner dans la gestion de leurs émotions.

Pour vos plus grands enfants, c’est leur apprendre à faire appel à leurs compétences pour sortir de situations stressantes. Les initier  à une respiration profonde. Pratiquer des activités non violentes ; manger sainement ; Découper les journées avec des routines ; valider leurs émotions en les aidants à passer à autre chose.

5.    Votre enfant à besoin d’attention

Vous aussi, avez surement remarquez cette chose là : il suffit que l’on prenne quelque minutes à regarder notre enfant jouer, pour que dans la seconde où on lui tourné le dos, il éclate en sanglots. Une réaction sortie de nulle part à laquelle on ne s’attendait pas, mais qui traduit le besoin d’attirer notre attention. Bien joué, car ça marche à tous les coups.

Par contre c’est la réaction du parent qui n’est pas la même à tous les coups.  Il faut savoir que la recherche d’attention même provoquée de façon négative, renforce le comportement.  Et donc, si on choisit de s’emporter en disant  « Non mais tu vas arrêter de crier !! » ou bien « Pourquoi tu pleures  maintenant ?! » on risque d’encourager la multiplication de ces crises de colère.

Parfois, le simple fait d’ignorer le comportement de son enfant dans sa recherche excessive d’attention peut s’avérer positif. C’est ce que je fais très souvent, quand le besoin d’attention n’est pas justifié. Mon conseil :

J’évite le contact visuel

et

je ne discute pas lorsque mon enfant recherche mon attention.

Cette forme de communication non verbale, permet à l’enfant de se rendre compte par lui même qu’il n’y a rien d’amusant à faire une crise de colère ou à pleurer très fort quand  il n’a personne pour capter son attention.

Il est plus utile de montrer à nos enfants qu’ils attireront cette attention en jouant gentiment, en parlant respectueusement  et en respectant les limites établies. Comment faire ? Rien de plus simple, que de ne pas manquer les occasions pour valoriser le bon comportement de nos enfants  en les encourageants dans leurs efforts. Prenez l’habitude de leur  faire l’éloge de leurs bons traits de caractère. Ainsi, ils seront moins susceptibles d’utiliser les larmes  pour capter votre attention.

Le plus utile et aidant des conseils dans tout cela, est de donner à votre enfant chaque jour que Dieu fait, une dose d’attention positive, un temps spécial où justement votre enfant se sentira très  spécial à vos yeux, un petit privilégier J. Détacher vous de ce qui peut parasiter votre moment (téléphone, pc, tv…) Jouez ensemble avec sincérité, rigolez, ne vous prenez pas au sérieux, lâchez vous et prenez quelques minutes pour redevenir un enfant. Vous verrez à quel point votre enfant appréciera votre attention exclusive et votre sincérité. Faites le test, de jour en jour, vous découvrirez une autre facette du comportement de votre enfant. En le mettant chaque jour « sous les projecteurs » il ne trouvera  plus d’intérêt à pleurer, « criser » dans l’unique but d’attirer votre attention.

6.    Votre enfant à besoin d’une chose

Certaines personnes ne vont pas loin dans leur réflexion et ne font pas la différence entre les désirs et les besoins. Cette notion est d’autant plus vraie dans l’esprit des jeunes enfants. Pas plus tard que ce matin en allant à l’école, ma fille voulait absolument son parapluie dès qu’elle l’avait vu sur le siège de la voiture. Au moment de descendre, rien à faire, elle voulait son parapluie alors même qu’il ne pleuvait pas. De là à m’affirmer qu’elle en a vraiment besoin et maintenant. Elle insiste au point de fondre en larmes. Des larmes de déception et de désespoir inévitables, qui vous rappelleront surement des expériences similaires.

Alors si vous êtes de ceux qui cédez après avoir dit non, par culpabilité ou bien parce que vous pensez que les pleures de votre enfants vous sont insupportables. C’est lui apprendre que les larmes sont un bon moyen de manipulation pour obtenir ce que l’on veut.

Être empathique c’est une chose essentielle, mais les larmes de nos enfants ne doivent en aucun cas nous faire changer de ligne de conduite. C’est par exemple dire à mon enfant : « je comprends que cette chose te bouleverse » ou bien «Tu sais, comme toi,  je suis pressé d’utiliser mon parapluie, mais on a pas le choix que d’attendre  qu’il pleuve ». Quoi que vous puissiez dire à votre enfant, tenez parole et soyez sincère. « Rouler son enfant dans la farine » est juste quelque chose d’irrespectueux.

J’apprends toujours à mes enfants que la vie ne nous laisse pas certains choix. Quand bien même un programme est établit. Les aléas de la vie font que parfois, les choses  ne se passent pas comme prévues. D’où l’importance d’apprendre à nos enfants à gérer des émotions inconfortables comme la déception. Des techniques existent pour aider notre enfant à faire sortir la colère qui le submerge, comme : dessiner sa colère et sa tristesse, pratiquer une respiration profonde, s’isoler, etc.

7.    Votre enfant refuse de vous obéir

Quand il ne veut pas, il ne veut pas ! Mieux encore, parfois votre enfant pleure pour montrer sa tristesse et son refus de devoir soit ranger ses jouets, soit aller se coucher, etc. Certes il peut s’agir de larmes de tristesse, mais ce peut très certainement être un bon stratagème pour retarder ou éviter de devoir faire ce que vous lui demandez.

Si vous vous retrouvez dans ce cas de figure, l’important est de valider les sentiments de votre enfant. Dites lui par exemple, sans rentrer dans une discutions sans fin  « Je sais que c’est difficile de ranger ses jouets alors qu’on a toujours envie de jouer. Une autre fois ».

Dans le cas ou votre enfant refuse d’entendre quoi que ce soit. Poser un avertissement en guise de conséquence, ce qui consisterait à dire : « si tu ne souhaites pas ranger tes jouets maintenant, ils disparaitront une journée entière ». Une fois de plus, si votre enfant ne se conforme pas à la demande et même s’il exprime toujours sa tristesse ou sa colère. Cela n’empêche, apprenez lui à prendre des mesures positives en passant par la conséquence annoncée.

Votre enfant pleure pour aucune de ces raisons

Si votre enfant pleure plus que d’habitude, c’est que sa raison est peut être d’ordre médical. Une otite, des spasmes, une migraine ou bien un autre mal.

Toutefois, s’il ne présente aucune souffrance, travailler ensemble pour comprendre d’origine de son mal être afin d’apporter une solution appropriée. Certains enfants ont tout simplement besoin de plus de temps pour se calmer.

Si votre enfant est en capacité de dire ce qui le dérange, communiquer beaucoup avec lui pour évacuer le problème et le résoudre ensemble. Quand bien même il s’agisse de larmes de fatigue, votre réconfort lui fera le plus grand bien, c’est aussi ça l’art de la parentalité naturelle.

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